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Viol conjugal : Une femme abusée alors qu’elle était enceinte, le témoignage choc (Vidéo)

Viol conjugal : Une femme abusée alors qu’elle était enceinte, le témoignage choc (Vidéo)

Sur France 2 jeudi soir, l’émission Envoyé Spécial a donné la parole à des femmes victimes de viol conjugal. Le sujet, encore tabou en France, peine à être reconnu au sein même des familles. L’une d’elles, Nadège, raconte son calvaire. Non Stop Zapping vous montres les images.

Le viol conjugal est longtemps resté tabou. Parce qu’il avait lieu au sein d’un ménage, il était mal considéré, voir perçu comme impossible. Une femme en couple, mariée ou non, ne pouvait pas être violée par son compagnon. Le violeur devait forcément être une personne extérieure, étrangère. Depuis quelques années, les langues se délient sur ces agressions, souvent tues au sein des familles, par les femmes elles-mêmes. Des campagnes de prévention et d’information font leur apparition depuis quelques mois. La dernière en date, réalisée par Chloé Fontaine, prend la forme d’un court-métrage coup de poing. Intitulé "Je suis ordinaire", il présente une scène banale de la vie d’un jeune couple. Lui veut faire l’amour, elle non. Il se passe de son consentement. "Ce film, je voulais le faire dans l’espoir d’aider quelques-unes de ces filles à y voir plus clair. Quelques-uns de ces garçons à réfléchir sur leurs actes passés, influer sur leurs actes futurs", expliquait la réalisatrice au Huffington Post.

Trois femmes contre un homme

La société semble enfin lever le voile sur ce tabou du viol conjugal. Dans son émission du 2 mars, Envoyé Spécial a donné la parole à plusieurs de ces victimes, violées par leur conjoint, le même homme. Parmi elles, Nadège, violée à de multiples reprises, y compris pendant sa grossesse. "Il me dit ‘t’es une salope’, ‘là je vais te montrer comment t’es une salope’ (…) J’étais enceinte de huit mois, il y a pas eu de préliminaires dans tout ça, il y est allé direct par derrière et j’avais beau hurler de douleur, de désarroi et il continuait. Au début je me débattais, avec mes mains, à essayer de le retenir et en fait après j’avais plus la force… Parce qu’il était en train de me tuer", se remémore avec douleur la jeune femme. Blessée et inquiète pour son enfant, son compagnon refusera de l’emmener aux urgences. Bien des mois plus tard, il a été jugé puis condamné à douze ans de réclusion criminelle. Il a fait appel, et sera rejugé dans un an.

Par Alicia Dubreuil

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