TV

TPMP : Michel, producteur, témoigne après son passage à tabac par des policiers (vidéo)

TPMP : Michel, producteur, témoigne après son passage à tabac par des policiers (vidéo)

Roué de coups par plusieurs policiers à l'entrée de son studio de musique, Michel, producteur, a témoigné sur le plateau de TPMP ce jeudi 26 novembre.

La violence des images a provoqué un choc. La vidéo diffusée par le site Loopsider ce jeudi 26 novembre a fait le tour des réseaux sociaux où l'on voit Michel, producteur de musique, roué de coups par trois fonctionnaires de police à l'entrée de son studio de musique, dans le XVIIe arrondissement de Paris. Lors de l’altercation, une grenade lacrymogène a été jetée par les policiers à l'intérieur, alors que plusieurs personnes étaient dans les locaux. Si Michel a été placé en garde à vue pour "outrage" et "rébellion" après son interpellation, les images de la caméra de surveillance ont provoqué l'ouverture d'une enquête pour "violences par personnes dépositaires de l'autorité publique" et "faux en écriture publique", confiée à l'IGPN. 

"Je sais qu'il faut que j'encaisse les coups"

Sur le plateau de TPMP ce jeudi 26 novembre, Michel est venu témoigner avec son avocate Maître Hafida El-Ali. "Je rentrais dans mon studio, et quand j'ouvre la porte, je sens une présence. Comme je l'explique aux policiers, je n'arrive pas à savoir si on me tire ou on me pousse dans mon studio, mais toujours est-il qu'on se retrouve ensuite dans mon studio qui est un lieu privé", a-t-il débuté en indiquant que la situation a été "très agressive tout de suite" et qu'il a reçu des insultes à caractère raciste. "J'ai eu très très peur (...) Je sais qu'il faut que j'encaisse les coups et ça fait mal", a poursuivi le producteur avant d'évoquer le moment où une grenade lacrymogène a été lancée : "Je leur dis 'Je ne sors pas, j'ai peur'. Je vois un policier qui s'avance dans la fumée, je montre mes mains et là je sors. Là, ils m'attrapent à deux-trois et je les suis dehors. Dans ma vie, je n'ai jamais vécu quelque chose comme ça. Je me suis pris tellement de coups... Je suis censé avoir agressé leur collègue. Vous avez vu le dispositif en place ?". Très marqué par cette agression, Michel a toutefois assuré croire "en la justice et notre police". "Je ne veux pas que l'on confonde les choses (...) et qu'on mette tous les policiers dans le même bateau. J'ai été agressé par trois personnes. (...) Je vois un uniforme, c'est censé nous protéger", a-t-il tenu à rappeler. 

 

 

 

Par Marie Merlet

Réagissez à l'actu people