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Théo violé par un policier : François Hollande apporte son soutien au blessé (Vidéo)

Théo violé par un policier : François Hollande apporte son soutien au blessé (Vidéo)

Lors d'un discours prononcé au tribunal de grande instance de Pontoise ce mardi 7 février, le président de la République a souligné le rôle protecteur de la justice pour les citoyens "y compris" lorsqu'un "agent des forces de l'ordre" est impliqué. Une séquence que nous vous proposons de découvrir sur le site Non Stop Zapping.

Après la violente interpellation jeudi de Théo, 22 ans, par quatre policiers, la situation est très tendue à Aulnay-sous-Bois. Pour rappel, sur les quatre agents des forces de l'ordre, un a été mis en examen pour viol et les trois autres pour violences volontaires. Très affaibli, le jeune blessé a livré un témoignage choc sur les circonstances de son arrestation : "Je savais que là où on était il n'y avait pas de caméras, j'ai réussi à me débattre, je suis parti devant les caméras. J'ai pas cherché à fuir", a expliqué Théo au 20h de "France 2". "Un policier me regarde, j'étais de dos, mais j'étais en trois quarts, donc je voyais ce qu'il faisait derrière moi. Il prend sa matraque et il me l'a enfoncée dans les fesses, volontairement. Dès qu'il m'a fait ça, je suis tombé sur le ventre, et ils m'ont dit 'assieds-toi maintenant', je leur ai dit 'j’arrive pas à m'asseoir je sens plus mes fesses' et ils m'ont mis du gaz lacrymogène dans la tête, dans la bouche, la matraque en pleine tête." Du côté de la famille de Théo, la colère et l’incompréhension prédominent : "On est tous dans la colère, mais c’est une colère maîtrisée, contenue. Je peux vous dire que c’est une situation révoltante. L’acte qui a été commis est un acte de barbarie. Maintenant, que justice soit faite. C’est à dire des sanctions exemplaires", a ainsi confié son grand-frère sur "LCI"

"La justice est garante des libertés"

Ce mardi 7 février, François Hollande s'est rendu au chevet de Théo. Lors d'un discours prononcé au tribunal de grande instance de Pontoise dans la journée, le président de la République a souligné le rôle protecteur de la justice pour les citoyens "y compris" lorsqu'un "agent des forces de l'ordre" est impliqué, dans une allusion aux poursuites engagées contre quatre policiers d'Aulnay-sous-Bois : "La justice est garante des libertés et les citoyens doivent comprendre que c'est le juge qui les protège", a déclaré le chef de l’État. "Le juge prend la décision, y compris pour ouvrir une information judiciaire et pour qualifier les faits qui permettent au citoyen de savoir qu'il sera protégé si ses droits ont été bafoués, si son intégrité physique a été mise en cause, y compris par un agent des forces de l'ordre", a-t-il poursuivi.

 

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