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Spécial Investigation : Un journaliste s’est infiltré pendant six mois dans une cellule de Daesh en France (Vidéo)

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Spécial Investigation : Un journaliste s’est infiltré pendant six mois dans une cellule de Daesh en France
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Spécial Investigation : Un journaliste s’est infiltré pendant six mois dans une cellule de Daesh en France
Oussama l'émir du groupe infiltré par le journaliste
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Oussama l'émir du groupe infiltré par le journaliste
Oussama a multiplié les propos chocs
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Oussama a multiplié les propos chocs
Le journaliste a préféré garder l'anonymat
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Le journaliste a préféré garder l'anonymat
Le journaliste a côtoyé plusieurs membres de cette cellule de Daesh
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Le journaliste a côtoyé plusieurs membres de cette cellule de Daesh

Le 2 mai prochain, "Canal +" diffusera un numéro exceptionnel de son magazine "Spécial Investigation" intitulé "Soldats d’Allah". En effet, durant six mois, le journaliste d’origine musulmane Saïd Ramzi (un pseudonyme) a pu s’infiltrer pendant six mois dans une cellule de l’Etat Islamique en France et être au plus près d’aspirants djihadistes arrêtés depuis et qui préparaient un attentat en France. Des images que vous pouvez retrouver sur notre site Non Stop Zapping.

Durant six mois, un journaliste musulman "de la même génération que les tueurs du Bataclan" et qui se nomme Saïd Ramzi (un pseudonyme) a pu infiltrer une cellule terroriste de Daesh en France. Après avoir obtenu la confiance de certains membres, il va les suivre de Paris à Châteauroux. Ce documentaire exclusif sera diffusé le 2 mai prochain sur "Canal +" dans l’émission "Spécial Investigation" avec pour titre "Soldat d’Allah". "Mon but était de tenter de comprendre ce qu'ils ont dans la tête",  a raconté Saïd Ramzi à l'"AFP". "Et l'un des enseignements principaux est que je n'ai pas vu d'islam dans toute cette affaire. Aucune volonté de rendre le monde meilleur. Seulement des jeunes paumés, frustrés, perdus, suicidaires, faciles à manipuler. Ils ont eu la malchance d'être nés à cette époque où il y a l'Etat islamique. C'est très triste. Ce sont des jeunes en quête, et c'est ce qu'ils ont trouvé".

"Il faut frapper une base militaire"

Dans les extraits déjà disponibles, on voit un certain Oussama, se présentant comme "l’émir" du groupe, qui tente de convaincre le journaliste de passer à l’acte. "Viens, frère, on va au paradis. Nos femmes nous y attendent, avec des anges comme serviteurs. Tu auras un palais, un cheval ailé fait d'or et de rubis". Et d’ajouter : "Il faut frapper une base militaire. Quand ils mangent, ils sont tous alignés. Ta-ta-ta-ta-ta ! Ou alors les journalistes, BFM, iTélé, ils sont en guerre contre l'islam (...). Comme ils ont fait à Charlie. Il faut leur casser le cœur. Par surprise, qu'est-ce que tu veux qu'ils fassent. Ils ne sont pas bien protégés. Il faut que les Français meurent par milliers". Puis, ce Franco-turc détaille comment faire face à la police pour mourir en Martyr. Au final, alors que ce groupuscule de l’Etat Islamique avait pour projet d’attaquer une boîte de nuit, certains membres ont été arrêtés ce qui a mis fin à l’investigation du journaliste. Ce dernier a d’ailleurs reçu des menaces par un texto de l’un des terroristes qui a échappé à la police :  "T’es cuit, mec"

Par Nicolas Cardinale

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