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Sept à Huit : Stéphane a perdu sa femme le 13 novembre, son témoignage bouleversant (Vidéo)

Sept à Huit : Stéphane a perdu sa femme le 13 novembre, son témoignage bouleversant (Vidéo)

"Sept à Huit" a diffusé, dimanche, l’interview de Stéphane de Bourgies, qui a perdu sa femme au restaurant "La Belle Equipe" lors des attentats du 13 novembre. Depuis un an, ce photographe a réussi à continuer à vivre grâce notamment à ses deux enfants et compte poursuivre l’action de sa femme, qui a créé une association pour les enfants démunis de Madagascar. Un témoignage à retrouver sur Non Stop Zapping.

Ce week-end la France a commémoré le triste anniversaire des un an des attentats du 13 novembre. Si François Hollande a tenu à se rendre sur tous les lieux touchés par cette tragédie, l’émission "Sept à Huit" a diffusé l’interview de Stéphane de Bourgies, qui a perdu sa femme au restaurant "La Belle Equipe". Ce photographe avait déjà témoigné dans l’émission d’Harry Roselmack quelques jours après ces terribles attentats. "J’ai beaucoup pleuré en emmenant mes enfants en scooter à l’école. Je pleurais sous mon casque tout le temps. Et je pleure toujours mais moins, beaucoup moins", a-t-il confié à Thierry Demaizière ce dimanche avant d’ajouter : "Des idées très noires me sont passées par la tête mais ça a duré vingt secondes. Mais j’avoue, je me suis dis : 'pourquoi continuez ? Pourquoi je suis encore là'."

Les terroristes "n’ont pas gagné" 

Et si aujourd’hui, Stéphane Bourgies a remonté la pente c’est grâce à ses deux enfants. "Mes enfants ils me bluffent. Dès le lundi après les attentats, ils m’ont dit : 'Papa tu sais, nous on a envie de vivre au maximum comme avant'. Donc j’ai trouvé ça extraordinaire." Puis, ce photographe a confié être retourné à "La Belle Equipe". "C’est dur, j’y passe souvent. Ça a été fermé longtemps, puis un jour j’ai vu qu’ils enlevaient les palissades en bois et qu’ils nettoyaient les tables dehors. Je suis juste aller les voir et je leur ai dit : 'Ecoutez, je ne peux pas entrer mais c’est bien ce que vous faîtes, chapeau'. Puis, le temps a passé et le 3 juin dernier, c’était le jour de mon anniversaire, j’étais tout seul et je me suis dit : 'Tiens, je vais aller déjeuner avec "Véro". Je me suis assis tout seul à une table, je fixais l’endroit au sol où elle était tombée. Je cachais mes larmes dans ma serviette mais c’était un moment très fort." Enfin, après avoir confié que pour lui les terroristes "n’ont pas gagné", il a expliqué poursuivre l'action de l'association créée par sa femme à Madagascar, "Zazakely Sambatra", qui vient en aide aux enfants les plus démunis. Un témoignage digne et bouleversant.

Par Nicolas D

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