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Sept à Huit : Le témoignage poignant de Julien Pearce sur ses séquelles après l'attentat au Bataclan (Vidéo)

Sept à Huit : Le témoignage poignant de Julien Pearce sur ses séquelles après l'attentat au Bataclan (Vidéo)

Trois mois après les attentats de Paris, les équipes de Sept à Huit ont rencontré Julien Pearce, 28 ans, qui a été une des victimes du Bataclan le 13 novembre dernier. Face à la caméra, le jeune homme s’est livré sur ses traumatismes et les séquelles suite aux attentats. Une séquence que nous vous proposons de découvrir sur notre site Non Stop Zapping.

L’émotion était au rendez-vous il y a quelques jours à l’Olympia. Trois mois après les attentats de Paris, les Eagles of Death Metal sont remontés sur scène pour terminer leur concert du 13 novembre au Bataclan. Très ému dès son entrée, Jesse Hughes n’a pas dit un mot et était seulement accompagné de l’air de Jacques Dutronc, "Il est cinq heures, Paris s’éveille". En pleine chanson "I only want you", le groupe s’arrête de jouer pour rendre hommage aux victimes du Bataclan : "Prenons un instant pour nous souvenir, puis on recommencera à jouer". Pendant ensuite deux heures, les Eagles of Death Metal ont mis le feu à la salle avant que Jesse Hughes lance à la foule après quelques morceaux : "Je vous aime enfoirés, vous n’avez pas idée à quel point". Ce concert a été le moyen pour les fans de panser les plaies du 13 novembre notamment pour Julien Pearce.

"Je ne peux plus dormir allongé"

Ce journaliste de 28 ans était présent au Bataclan lors des attentats de Paris avec trois amis à lui. Si tous en sont ressortis vivants, ils sont toutefois traumatisés. Face à la caméra de Sept à Huit, Julien Pearce a accepté de témoigner, et a expliqué qu’il avait peur que ce concert à l’Olympia réveille les plaies : "Il en a réveillé. Forcément. Mais il en aussi a cautérisé plus qu’il n’en a réveillé". Mais le jeune homme reste aujourd’hui traumatisé et garde de nombreuses séquelles des attentats : "Il reste les bruits surtout. Le traumatisme des sons qui claquent. Un pot d’échappement qui claque dans la rue suffit à nous mettre à plat ventre, un hurlement au loin même un enfant, nous saisit d’effroi, un pétart qui claque c’est l’odeur de la poudre qui revient. L’autre jour je me suis coupé le bout du doigt c’était le sang et le goût du sang dans ma bouche".

 Aujourd’hui, Julien Pearce ne peut plus dormir allongé : "Je ne peux plus dormir allongé parce que j’ai été allongé pendant de longues minutes sous le corps d’un malheureux, qui m’était tombé dessus, et dans les jours qui ont suivi j’arrivais à dormir allongé et puis un jour je me suis réveillé en panique et j’ai assimilé la couette au corps de cette personne qui est décédée et depuis il m’est très compliqué de dormir allongé donc je dors assis".    

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