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On sait enfin pourquoi Léa Salamé et David Pujadas ont tant tardé à parler de l'attentat des Champs-Élysées (Vidéo)

On sait enfin pourquoi Léa Salamé et David Pujadas ont tant tardé à parler de l'attentat des Champs-Élysées (Vidéo)

L’émission politique "15 minutes pour convaincre" du 20 avril a été marquée par l’attentat survenu sur les Champs-Élysées, quasiment au même moment. Alors que David Pujadas décidait d’interrompre l’émission 50 minutes après le début des événements, ce dernier avait été très critiqué sur Twitter. Léa Salamé, qui animait à ses côtés, est revenue sur les raisons de ce délai particulièrement long. Une séquence à retrouver sur Non Stop Zapping.

Dans la soirée du jeudi 20 avril les 11 candidats à la présidentielle avaient 15 minutes exactement pour défendre une ultime fois leur programme avant le premier tour de l’élection, dimanche 23. L’émission a surtout été marquée par l’attentat survenu sur les Champs-Élysées aux alentours de 21h00. Alors que le programme venait de débuter, deux hommes armés de  kalachnikovs ont ouvert le feu sur des agents des forces de l’ordre, en touchant un mortellement et en blessant deux autres. Mais alors que toutes les chaînes d’information, BFM TV, CNews et même CNN avait déjà lancé un direct pour couvrir l’événement, David Pujadas et Léa Salamé restaient étrangement muets. Ce n’est que 50 minutes après le début de la fusillade que ces derniers ont enfin interrompu leur programme pour mettre les téléspectateurs au courant des derniers événements. Un délai qui avait été vivement critiqué sur les réseaux sociaux, notamment par les journalistes Thomas Joubert et Bruno Masure.

"On n'était pas une chaîne toute info"

Léa Salamé est revenue, dans la matinée du 21 avril, sur les raisons de cette annonce tardive. Elle a expliqué, au micro de France Inter, qu’elle et David Pujadas, avaient bien été informés des événements en cours dès 21h00, mais que Michel Field, directeur de l’information de France 2, leur avait demandé de ne pas dévoiler la nouvelle immédiatement. La journaliste a insisté sur le fait qu’il aurait été compliqué de faire réagir les candidats sur l’attaque qui n’était pas encore identifiée. Même si Léa Salamé suggère que la direction de la deuxième chaîne a, un moment donné, hésité à basculer en édition spéciale, elle a finalement préféré laisser s’exprimer les candidats durant le temps qui leur était imparti. Ces derniers ayant toute la liberté de réagir à l’attaque en fin d'émission.

Par Camille Esnault

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