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Raquel Garrido fond en larmes dans "Complément d'enquête" (vidéo)

Raquel Garrido fond en larmes dans "Complément d'enquête" (vidéo)

Jeudi 9 mai, France 2 diffusait un numéro de "Complément d'enquête" consacré aux dictatures et à la "Traque des bourreaux en Europe". Raquel Garrido, dont la famille a fui la dictature d'Augusto Pinochet au Chili, a craqué en évoquant les violences subies à l'époque. Une séquence émouvante à retrouver en vidéo sur Non Stop Zapping.

Hier soir, le magazine "Complément d'enquête" sur France 2 revenait sur la traque aux bourreaux en Europe et les conséquences des dictatures à travers l'histoire et le monde. Jacques Cardoze a notamment reçu Raquel Garrido sur son plateau pour en parler. La chroniqueuse de Thierry Ardisson, avocate et ancienne membre de la France insoumise, est en effet fille d'exilés chiliens ayant fui la dictature ultra-violente d'Augusto Pinochet, qui tenait le pays d'une main ferme après sa prise de pouvoir en 1973. De nombreux Chiliens ont alors fui leur pays pour échapper aux arrestations, tortures et même assassinats. Dont la famille de Raquel Garrido.

"C'est très difficile au plan individuel de s'affronter à ces réalités"

Très émue, l'avocate est revenue sur cet exil très difficile : "J'ai deux tantes (...) qui sont parties s'exiler au Danemark. Ma tante Gina, elle a été arrêtée au lycée, elle était une jeune militante, elle était mineure, elle avait 16 ans. Elle était animatrice d'un syndicat lycéen et un jour, les militaires sont venus au lycée, demander au proviseur de leur livrer un groupe de jeunes femmes. Et le proviseur a livré ces filles dont ma tante Gina qui a été emprisonnée" déclare-t-elle, avant de livrer un récit absolument horrible sur les violences subies par les jeunes femmes au Chili : "Ce récit a été raconté dans un livre que, pour ma part, je n'arrive pas à lire parce qu'on sait que ces filles, on leur a mis des rats dans le vagin, on les a violées... Elles ont été traitées de façon totalement inhumaines et c'est très difficile au plan individuel de s'affronter à ces réalités lorsqu'au niveau national, au niveau de l'Histoire ces faits ne sont pas établis, revendiqués et punis" explique-t-elle en fondant en larmes.

Par Timothée Le Puil

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