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Quotidien : Le témoignage poignant du premier réfugié homosexuel tchétchène accueilli en France (vidéo)

Quotidien : Le témoignage poignant du premier réfugié homosexuel tchétchène accueilli en France (vidéo)

Mercredi 31 mai, l’émission "Quotidien" a dévoilé une interview très poignante du premier homosexuel tchétchène réfugié en France. Le témoignage choc fait état de la situation accablante en Tchétchénie, où les homosexuels sont traqués. Une séquence à retrouver sur Non Stop Zapping.

Sur la scène internationale, la Tchétchénie est au centre de toutes les préoccupations. En avril dernier, un journal d’opposition russe "Novaïa Gazeta" a dénoncé la persécution que subissent les homosexuels en Tchétchénie. Si les autorités du pays ne cessent de démentir ces accusations, elles ont pourtant été avérées au fil du temps. Le journal a relaté la disparition d’une centaine d’hommes agés de 16 à 50 ans, en raison de leur orientation sexuelle. Certains sont même torturés ou tués par leur famille. Une véritable purge est donc en train de se dérouler dans cette république russe. Vladimir Poutine et Emmanuel Macron ont même évoqué la situation lors de leur rencontre officielle, lundi 29 mai. En réponse, la France a décidé de délivrer des visas de réfugiés aux homosexuels torturés.

"Je préfère être inculpé pour terrorisme plutôt que pour homosexualité"

Le premier homosexuel tchétchène réfugié en France a été interviewé par Hugo Clément dans l’émission "Quotidien". L’homme, dont le visage est caché par souci d’anonymat, a été arrêté par la police tchétchène. Il s’est alors confié sur le déroulement de l’interrogatoire et sa prise de position assez choquante : "ça a été de leur faire croire que je pensais avoir été arrêté pour des raisons liées au terrorisme (…) je voulais à tout prix éviter toute conversation sur l’homosexualité" a-t-il déclaré. Un stratagème surprenant, qu’a relevé Hugo Clément : "Vous trouviez ça plus rassurant d’être arrêté pour terrorisme que pour homosexualité ?" a-t-il demandé. Le réfugié a alors acquiescé, déclarant que sa famille ne l’aurait pas renié s’il avait été terroriste : "je préfère être inculpé pour terrorisme plutôt que pour homosexualité. Si tu es accusé d’être gay, ce n’est pas seulement toi qui est responsable, c’est toute ta famille" a-t-il ajouté. Un témoignage glaçant qui témoigne du désespoir dans lequel sont plongés les homosexuels de Tchétchénie. En Europe, la situation est largement dénoncée. Au Festival de Cannes, des militants de l’association "Act Up" ont milité contre cette homophobie sur le tapis rouge.

Par Sarah Errimi

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