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Prison de Fresnes : Des dizaines de rats envahissent la promenade (Vidéo)

Prison de Fresnes : Des dizaines de rats envahissent la promenade (Vidéo)

Dans un rapport, la contrôleure des prisons déplore l’état de délabrement avancé de la prison de Fresnes. Les caméras de France 2, qui se sont rendues dans l’établissement pénitentiaire, a filmé les dizaines de rats qui prolifèrent librement ainsi que les conséquences physiques sur les détenus. Non Stop Zapping vous montre les images.

L’état de délabrement des prisons françaises a éclaté au grand jour au début du mois d’octobre 2016. L’Observatoire international des prisons (OIP) a décidé de saisir le tribunal administratif de Melun contre l’État en raison des conditions déplorables de détention dans la prison de Fresnes (Val-de-Marne). L’observatoire s’appuyait sur les témoignagnes de nombreux détenus, interrogés via un questionnaire au mois d’août.

 

Les détenus y déploraient la présence de très nombreux cafards, se baladant en toute liberté dans les couloirs et jusque dans leur cellule. Plus dérangeant encore, des centaines de punaises de lit auraient infectées les matelas des cellules dans lesquelles s’entassent parfois jusqu’à trois dans des box individuels.

 

‘’Il y au moins cinquante ras en bas de la fenêtre’’

 

À Fresnes, c’est également la présence massive de rats qui a particulièrement choqué l’opinion. Sur des images édifiantes de France Info, l’invasion des rongeurs est indéniable. Ils sont plusieurs dizaines à occuper librement les promenades et les couloirs, déjà jonchés de déchets, qu’il fasse jour ou nuit. ‘’Il y a au moins cinquante rats en bas de la fenêtre, tous les soirs, l’odeur remontre, de 18 heures jusqu’à minuit c’était impossible d’ouvrir la fenêtre. C’était devenu banal. Les puces nous piquaient, sortaient du lit, j’ai attrapé des champignons’’, se souvient un ancien détenu qui a passé un an à Fresnes.

 

La contrôleure des prisons, saisie après les alertes de l’OIP, a rendu mercredi son rapport. Elle y fait état d’un ‘’nombre importants de dysfonctionnements graves’’. ‘’Les conditions de vie des personnes détenues constituent un traitement inhumain ou dégradant au sens de l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme’’. Elle assure, en outre, que si la France tarde à agir, comme l’a pourtant annoncé le garde des Sceaux Jean-Jacques Urvoas, elle s’expose à une sanction de la Cour européenne des droits de l’homme.

Par Alicia Dubreuil

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