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Thé ou Café : Abd Al Malik a échappé à la radicalisation au moment de sa conversion à l'Islam

Thé ou Café : Abd Al Malik a échappé à la radicalisation au moment de sa conversion à l'Islam

En pleine promotion de son nouvel album Scarifications, Abd Al Malik était ce samedi l'invité de Catherine Ceylac dans Thé ou Café sur France 2. Avant d'interpréter son titre Daniel Darc, l'artiste est revenu sur sa carrière mais aussi sur jeunesse. Il a notamment évoqué sa conversion à l'Islam à l'âge de 15 ans et comment il était parvenu à échapper à la radicalisation après avoir fait de mauvaises rencontres. Des confidences à (re)découvrir dans cette vidéo que nous vous proposons de retrouver sur notre site Non Stop Zapping.

Ce samedi 7 novembre, Catherine Ceylac recevait Abd Al Malik dans Thé ou Café sur France 2. La présentatrice est revenue sur la carrière engagée de celui qui est de retour dans les bacs avec l'album Scarifications, dont il a interprété le titre Daniel Darc sur le plateau en fin d'émission. Mais, Abd Al Malik a également été amené à évoquer son enfance et sa jeunesse au cours de laquelle il a commis plusieurs délits. "Vous savez il faut que jeunesse se passe, mais il y a certains endroits où la jeunesse se passe et ça peut être dramatique et ça a été mon cas, mais j'ai eu de la chance." explique le réalisateur du film Qu'Allah bénisse la France.

Catherine Ceylac veut alors savoir quel est le délit commis par Abd Al Malik que ce dernier regrette le plus. Une question difficile pour l'artiste qui n'est bien entendu pas fier des erreurs qu'il a pu commettre dans le passé. "J'ai toujours un peu de mal à parler de ça parce qu'évidemment je ne me réjouis pas de ça. Mais, il y a eu un moment dans ma vie où j'ai..." il s'interrompt, submergé par l'émotion.

"Imaginez-vous si je n'avais pas eu cette arme qu'est le savoir"

A 15 ans, le jeune Régis devient Abd Al Malik en se convertissant à l'Islam. Il vient d'une famille très catholique qu'il ne renie absolument pas mais c'est selon lui la religion musulmane qui lui convient le mieux. "C'était par foi, véritablement. J'ai grandi dans une famille catholique, j'ai été enfant de choeur moi-même. Pour moi, Dieu ça a toujours été une évidence. Mais, ce qui était plus difficile c'était comment avoir accès à Dieu d'une certaine manière, de la meilleure des manières. Et c'est vrai que quand j'ai connu l'Islam [...] il y avait vraiment cette quête véritable."

Mais, peu après sa conversion, Abd Al Malik fait de mauvaises rencontres puisqu'il est confronté à des "prédicateurs radicaux" : "Et après malheureusement, arrive ce qui arrive quelque fois, c'est-à-dire que nous on est dans une démarche véritable, sincère et les gens qui viennent nous parler de ça eux sont dans une autre démarche" commence par expliquer l'artiste. Il raconte ensuite comment il a pu échapper à la radicalisation : "Ce qui est sûr c'est que la culture, le savoir, l'éducation c'est une arme réelle. Moi j'ai été séduit par des pensées un peu extrêmes parce que justement on est en quête, on se recherche, on confond la chose spirituelle, la chose politique, on est un peu dans une confusion. Mais, j'ai envie de dire la confusion adolescente où on se cherche, on essaie de se construire finalement une colonne vertébrale. [...] Finalement j'ai eu les armes suffisantes pour à un moment donné me dire 'Mais qu'est-ce que c'est ? Est-ce que c'est vraiment une démarche spirituelle ou est-ce que je suis dans autre chose, dans quelque chose de l'ordre de l'instrumentalisation ?' Et j'ai pu me poser ces questions-là mais imaginez-vous si je n'avais pas eu cette arme qu'est le savoir. Est-ce que je serais avec vous ce matin en train d'échanger ? Je ne sais pas."

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