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ONPC : Ginette Kolinka révèle comment elle a survécu à la Shoah (vidéo)

ONPC : Ginette Kolinka révèle comment elle a survécu à la Shoah (vidéo)

Ce samedi 1er juin dans "On n'est pas couché" diffusé sur France 2, la survivante du camp de concentration d'Auschwitz-Birkenau Ginette Kolinka a révélé comment elle a pu tenir le coup malgré l'horreur. Une séquence à retrouver sur Non Stop Zapping.

C'est une parole précieuse qui s'est exprimée ce samedi 1er juin dans "On n'est pas couché" diffusé sur France 2. Ginette Kolinka, actuellement en pleine promotion pour son livre "Retour à Birkenau" paru le 9 mai dernier a fait quelques confidences émouvantes sur le plateau de l'émission. Auprès de Laurent Ruquier, cette survivante de la Shoah qui a été arrêtée par la Gestapo en mars 1944, est revenue sur son terrible périple au sein du camp d'extermination de Birkenau. Provoquant la stupeur des chroniqueurs télé et des invités, cette battante de 94 ans a livré un témoignage bouleversant. Questionnée par le journaliste Franz-Olivier Giesbert sur sa force de caractère, cette dernière a expliqué comment elle s'y est prise pour rendre son quotidien avec les nazis moins douloureux. "Comment on garde le moral, quand on est comme ça, comme vous l'avez été, dans l'horreur ?", demande l'auteur du livre "Le Schmock", publié le 16 mai dernier.

"Je ne pensais pas et ça m'a réussi"

"Il ne faut pas penser. Et moi je crois que c'est ça qui m'a sauvée. C'est pour ça que je dis qu'il ne faut pas être trop intelligent, parce que quand on est intelligent on cherche des explications à tout. Moi je ne pensais à rien, je ne pensais pas", rétorque Ginette Kolinka de sa voix douce. "Une fois j'ai vu en vitrine un robot. J'étais devenue un robot. Il y a une petite disquette dans sa boîte et la disquette lui dit fait ci, fait ça et il n'a pas l'esprit lui, il fait ce qu'on lui dit. Eh ben moi j'étais comme ça aussi et c'est peut-être ça qui m'a sauvée", poursuit celle qui a eu un fils. "Penser à quoi ? Dans une heure je vais peut-être mourir, dans deux heures demain, après-demain… Donc il n'y a pas le choix (…) On ne pensait pas mourir, on ne pensait pas vivre", déplore-t-elle avec amertume. "Je ne pensais pas. Ça m'a réussi puisque je suis là", conclut cette survivante qui a connu l'enfer, mais s'est accrochée à la vie malgré tout.

Par Nina Siahpoush

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