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Obèse, une femme témoigne de 20 ans de violences devenues ordinaires (vidéo)

Obèse, une femme témoigne de 20 ans de violences devenues ordinaires (vidéo)

Gabrielle Deydier était l’invitée de "C à Vous" sur France 5 jeudi 15 juin. Obèse, elle est victime de violences et de harcèlement depuis plus de 20 ans. Cette situation l’a poussée à écrire un livre "On ne naît pas grosse" pour sensibiliser à la tolérance d’autrui et raconter son enfer devenu ordinaire. Une séquence pleine d’émotions à retrouver sur Non Stop Zapping.

Gabrielle Deydier, auteure du livre "On ne nait pas grosse" paru ce jeudi 15 juin, décrit sans fard sa "lente et douloureuse autodestruction". Invitée sur le plateau d’Anne-Sophie Lapix sur France 5, la jeune femme veut transmettre l’urgence de lutter contre la "grossophobie". A 37 ans, Gabrielle Deydier pèse 140 kg pour 1,53m. Partout et tout le temps, on lui reproche d’être grosse : "les obèses sont les pestiférés de la société", déplore-t-elle. Elle cite par exemple : les remarques au supermarché sur le contenu de ses courses, les gens qui ne veulent pas faire de la place à côté d’elle dans le train, le dentiste qui redoute qu’elle casse son nouveau fauteuil…. C’est sur le plateau de "C à Vous", jeudi 15 juin 2017, qu’elle a témoigné de l’incroyable violence gratuite autour d'elle, dans la rue et dans les transports.  Elle a fait de son fardeau, son poids, son combat.

"C’est devenu une banalité du quotidien"

"Tu me dégoutes, salle grosse, j’ai envie de vomir quand je te vois. C’est une insulte que vous hurle au visage une jeune anglaise il y a seulement un an !", s’exprime avec émotion Anne-Elizabeth Lemoine. C’est, en effet, avec ces mots que Gabrielle Deydier ouvre son livre : "On ne nait pas grosse". La jeune femme écrit en dessous "comme une impression de déjà vu, j’ai 37 ans et ça fait 20 ans que les gens me lâchent leur haine". Des mots durs mais réalistes sur le quotidien de cette obèse qui chaque jour doit faire face aux regards des autres… Systématiquement maltraitée, moquée, insultée et dévisagée:  elle regrette que ces scènes de violence quotidiennes soient devenues ordinaire : "C’est devenu une banalité du quotidien cette violence-là !". Après tant d’années de reproches et meurtrie dans le silence, Gabrielle Deydier veut enfin parler à toutes et à tous d’une maladie trop peu comprise !

Par Elisa Huet

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