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Notre-Dame de Paris : Le frère de l’assaillant ne veut pas croire à son allégeance à Daesh (vidéo)

Notre-Dame de Paris : Le frère de l’assaillant ne veut pas croire à son allégeance à Daesh (vidéo)

Mardi 6 juin, Farid Ikken a agressé à coup de marteau un groupe de policiers sur le parvis de Notre-Dame de Paris au nom de "la Syrie". Interrogé par LCI, Salim Ikken, le frère de l’assaillant affirme qu’il est impossible qu’il ait agi pour l’Etat islamique. Plus d’informations sur Non Stop Zapping.

La France est toujours sous le choc après la mort de Xavier Jugelé, le policier tué il y a quelques semaines sur les Champs-Elysées. Alors que le monde entier fait face au terrorisme de plus en plus présent, l’Europe fait bloc contre la violence et la haine, mais la menace n’est jamais très loin. Mardi 6 juin aux environs de 16 heures Farid Ikken, 40 ans, a agressé un groupe de policiers sur le parvis de Notre-Dame de Paris. Caché derrière les groupes de touristes, l’assaillant a attendu le bon moment pour se jeter sur les trois fonctionnaires en patrouille avec un marteau à la main. Il a attaqué l’un deux en lui assénant plusieurs coups de marteau sur le crâne, les policiers ont fait feu sur Fardi Ikken. Deux jours après l’attaque, l’assaillant est sorti d’affaire et désormais en garde à vue. Sa famille n’arrive pas à expliquer son geste.

"C’est impossible qu’il adhère à ces idées là"

Contacté par une équipe de journalistes de LCI, le frère du présumé terroriste, Salim Ikken, est stupéfait par le geste incompréhensible de son frère. Malgré les témoignages des policiers et les personnes présentes sur le parvis de Notre-Dame affirmant que Farid Ikken a hurlé "C’est pour la Syrie" avant d’attaquer les policiers, son frère ne veut pas croire à sa radicalisation : "Ça m'a vraiment choqué, ce n'est pas une personne qui peut faire ce genre de choses". Selon lui, il est "impossible" qu'il ait pu adhérer à des idées extrémistes : "On en a discuté plusieurs fois, il est catégoriquement contre tout ça". Un geste qu’il considère désespéré, pour cet homme de 40 ans isolé et vivant dans la précarité : "Ce que je veux, c'est qu'on lui laisse le temps de s'expliquer. C'est important pour ses amis, pour nous, pour lui-même." Acte désespéré ? Suicide ? Ou acte terroriste ? Les nombreuses questions devraient se démêler dans les prochains jours.

Par Elisa Huet

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