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Nicole Ferroni : sa chronique émouvante sur la guerre en Syrie (Vidéo)

Nicole Ferroni : sa chronique émouvante sur la guerre en Syrie (Vidéo)

Lors de sa chronique sur France Inter, Nicole Ferroni était très émue. Après avoir rendu hommage au travail du journaliste citoyen syrien Hadi Alabdallah, elle a fini son discours en reprenant les propos touchants de son père. Une séquence que nous vous proposons de découvrir sur le site Non Stop Zapping.

Depuis plusieurs jours, les médias parlent des bombardements survenus à Alep en Syrie. Ce mardi 13 décembre, un habitant de la ville a livré un témoignage glaçant dans "La Nouelle Edition" sur ces événements tragiques : "Ça ressemble au jugement dernier. J'ai vu des corps joncher les rues, les gens errent hagards. Ils se questionnent sur leur sort : 'Est-ce qu'on va nous massacrer ?' Je suis avec ma femme enceinte de 2 mois. Il y a un an j'ai déjà perdu un enfant d'un mois et demi dans un bombardement. On m'a toujours appelé Gandhi parce que j'ai toujours été pacifiste. Mais pour la première fois depuis 21 ans, j'ai préparé un pistolet pour nous tuer ma femme et moi et éviter ainsi qu'ils la violent sous mes yeux," a-t-il confié avec des sanglots dans la voix.

"La guerre avale toutes les couleurs et met du noir à la place"

Ce mercredi 14 décembre, Nicole Ferroni consacrait sa chronique à la guerre qui fait rage à Alep. Après avoir rendu hommage au travail du journaliste citoyen syrien Hadi Alabdallah, elle a comparé sa description de la ville avec celle du Guide du routard : "La guerre avale toutes les couleurs et met du noir à la place." Très émue, elle a fini sa chronique en larmes. Pour terminer son discours, elle a repris les mots de son père qui a vécu des bombardements quand il avait huit ans : "Tu vois des fois, Nicole, on dit le cannibalisme avant c’était répandu, et maintenant les gens disent : ‘Les hommes se mangeaient, et on appelait cela du cannibalisme’. Eh ben un jour peut-être, qui sait, la guerre sera si loin dernière l’humanité qu’on pourra dire : ‘les hommes se tuaient, et ils appelaient cela, la guerre.'"

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