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Morandini Live : comment ça se passe avec un assistant sexuel pour les personnes handicapées ? (Vidéo)

Morandini Live : comment ça se passe avec un assistant sexuel pour les personnes handicapées ? (Vidéo)

Ce mercredi 12 février, Jean-Marc Morandini recevait sur son plateau un assistant sexuel pour personnes en situation de handicape. (Re)découvrez son intervention avec Non Stop Zapping.

C’est un tabou qu’à essayer de briser Jean-Marc Morandini. Ce mercredi 12 février, l’animateur recevait dans son émission sur CNews Fabrice Flageul, assistant sexuel pour les personnes en situation d’handicape. Celui qui se décrit comme "un accompagnant sensuel et sexuel", explique : "Déjà, on accompagne la personne. (…) On est juste là pour l’aider, l’accompagner à se reconnecter à sa sensualité, à son plaisir et voir la sexualité. On n’a pas forcément un rapport sexuel avec la personne. C’est possible, c’est envisageable, mais ce n’est pas forcément demander au départ".

Si aucune loi n’encadre cette pratique en France, avec celle pénalisant le proxénétisme "mon client tombe sous cette loi ", regrette-t-il. "Cette pratique pour l’instant est considérée comme de la prostitution classique". Bien que "le terme ne me gêne pas", il explique : "Ma démarche est tout autre. Je suis avant tout un thérapeute. Je fais de la relation d’aide psycho corporel dans mon métier". Il continue : "J’ai découvert un univers que je ne connaissais pas du tout. (…) Ce sont des personnes qui ont souvent été touchées que d’une manière médicale. C’est-à-dire qu’il n’y a pas eu de contact sensuel, certains depuis leur naissance".

"150 euros pour une prestation qui va durer d’une heure et demie à trois heures"

"Comment ça se passe ? On vous appelle, une personne handicapée ou des gens autour, et vous demandent quoi ?", tente de comprendre Jean-Marc Morandini. "Sur le site de l’APPAS vous cliquez sur : ‘Demande d’accompagnement’, tout simplement. Il y a un questionnaire pour connaître la personne, son nom, son handicap, etc. Il y a tout un questionnaire à remplir. (…)". A la question : "Il n’y a de choix physique ?", l’accompagnant explique : "Malheureusement, on n’est pas assez nombreux. Officiellement, il y a une centaine de personnes qui ont été formées, moins d’une vingtaine qui exercent en France… Effectivement, la personne en situation de handicap n’a pas toujours le choix". Une fois la mise en relation faite, "on peut se rencontrer, discuter dans un bar, dans un lieu public pour voir si le feeling passe". Arrivée chez la personne : "Il y a une discussion, les choses sont bien encadrées. C’est tarifé, 150 euros pour une prestation qui va durer d’une heure et demie à trois heures".

Fabrice Flageul explique que c’est sa compagne sexothérapeute "qui m’a parlé de cette formation, qui me soutient". Bien que divorcés, la maman de son enfant continue de l’accompagner "puisqu’il y a une hypocrisie totale dans notre société". Lui arrive-t-il d’éprouver des sentiments pour la personne qu’il accompagne ? "Oui, totalement. Je me laisse porter par l’émotion qui peut se produire avec la personne. C’est encore mieux. (…) Il faut qu’il y ait une vraie excitation naturelle". Il ajoute : "Cette démarche est surtout faite pour redonner confiance à la sensualité, dans la féminité de la personne pour pouvoir lui permettre de se sentir femme, de se sentir séduisante".

Par C.F.

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