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Le Grand 8 : Aïda Touihri "extrêmement choquée" par les caricatures du petit Aylan dans Charlie Hebdo

Le Grand 8 : Aïda Touihri "extrêmement choquée" par les caricatures du petit Aylan dans Charlie Hebdo

Dans Le Grand 8 ce mardi 15 septembre, Laurence Ferrari et ses chroniqueuses se sont exprimées au sujet des caricatures inspirées de la photo du petit Aylan, l'enfant syrien mort noyé. Aïda Touihri a violemment critiqué ces dessins qui l'ont "extrêmement choquée". Non Stop Zapping vous en dit plus.

Depuis plusieurs semaines, la photo du petit Aylan, un enfant syrien mort noyé en essayant de fuir son pays avec sa famille, émeut le monde entier. Le 3 septembre dernier, Laurence Ferrari et ses chroniqueuses du Grand 8 très émues évoquaient le tragique destin de cet enfant. Leur invité ce jour-là, le rappeur Maître Gims partageait cette émotion et déclarait : "Pour parler de l'image que j'ai vu tout à l'heure dans les loges, c'est insoutenable. Et en même temps, c'est la réalité. C'est ce qui se passe. On voit bien un enfant mort sur une plage. Un enfant qui ne doit même pas avoir 4 ans, je pense que ça se passe de commentaires et on est encore dans cette chose où des gens cherchent à fuir quelque chose de terrible. Comme moi j'ai pu le faire. [...] Les gens préfèrent prendre ce risque-là que de rester dans leur pays d'origine, parce qu'ils veulent fuir quelque chose. Cet enfant n'était pas conscient, il suivait ses parents tout simplement et aujourd'hui il est là. Aujourd'hui on parle de lui."

"Pour moi c'est pas ça l'esprit Charlie, et si c'est ça, je ne suis pas Charlie"

La mort du petit Aylan et cette terrible photographie qui a fait le tour du monde ont à nouveau été évoquées dans Le Grand 8 ce mardi 15 septembre. En effet, dans la rubrique "Top/Flop", les chroniqueuses ont tour à tour donné leurs avis sur les caricatures inspirées de cette image parues dans Charlie Hebdo. Roselyne Bachelot a tenu à dire "Bravo Charlie, pour une fois" et Hapsatou Sy à souligner ce que peuvent amener ces dessins : "Leurs dessins ne me font pas rire, ils ne me touchent pas mais pour le coup je trouve qu'ils ouvrent à la discussion. C'est-à-dire que face à ce dessin, qu'est-ce qu'on y voit ? Qu'est-ce qu'on comprend ? Comment on l'interprète ? Ca peut amener à discuter, à échanger là-dessus"

Aïda Touihri de son côté a expliqué qu'elle était "extrêmement choquée" par ces caricatures et qu'elle estimait que le journal satirique allait trop loin : "Moi je suis extrêmement choquée. Je suis choquée par ce dessin [...] C'est pas pour ça que j'ai manifesté le 11 janvier. Pour moi c'est pas ça l'esprit Charlie, et si c'est ça l'esprit Charlie, je ne suis pas Charlie. Ca me choque beaucoup, je ne peux pas rire, je ne peux pas ricaner, je ne peux pas me moquer autour de la mort d'un enfant" a-t-elle ainsi déclaré avant de dire pourquoi elle avait manifesté le 11 janvier : "Pour la liberté d'expression. Il faut comprendre que la liberté d'expression, c'est pas forcément heurter les gens et moi, ça, ça me choque et ça me heurte. Moi je suis désolée je ne suis pas d'accord, je ne cautionne absolument pas"

Elisabeth Bost a alors tenu à expliquer qu'elle n'aimait pas non plus ces dessins mais "qu'en se mettant dans la peau des gens de Charlie Hebdo, de l'esprit de Charlie Hebdo qui est cet humour noir très satirique, c'est pas pour faire rire c'est pour nous interpeler et pour ouvrir la discusion. Justement ça dénonce le cynisme de nos sociétés et ceux qui ricanent à ces dessins je crois qu'ils n'ont rien compris à l'esprit effectivement de Charlie Hebdo."

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