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La Nouvelle Edition : Le témoignage glaçant d'un habitant d'Alep (Vidéo)

La Nouvelle Edition : Le témoignage glaçant d'un habitant d'Alep (Vidéo)

Les médias relatent avec tristesse les bombardements survenus en Syrie. Alep est l’une des villes les plus touchées par les attaques. Ce mercredi, un habitant de la ville a livré un témoignage bouleversant dans "La Nouvelle Édition". Une séquence que nous vous proposons de découvrir sur Non Stop Zapping.

Depuis plusieurs jours, la ville d'Alep vit des heures sombres. L'accord de cessez-le-feu qui avait été conclu ce mardi 13 décembre a déjà été suspendu mercredi matin. Cet accord avait été réalisé lors de négociations entre les insurgés et la Russie avec l'aide de la Turquie et prévoyait notamment l'évacuation mercredi 14 décembre de combattants rebelles et de civils. François Delattre, le représentant français auprès des Nations unies avait évoqué dans un communiqué la situation dramatique de la ville : "Cette tragédie est le résultat de la sauvagerie des uns, de la complicité active et du cynisme absolu des autres, mais aussi de beaucoup de lâcheté et d’indifférence et, il faut avoir le courage de le dire, de l’impuissance de la communauté internationale et de l’ONU". De son côté, le maire d'Alep s'était également exprimé le 7 décembre dernier sur le plateau de Quotidien : "Alep est la plus vieille ville du monde. C’était une ville industrielle et commerciale. Elle était très densément peuplée. Comme vous l’avez dit, il y avait près de 2 millions d’habitants avant, mais à cause des bombardements, le nombre s’est réduit à 250 000 environ. C’était effectivement la capitale économique. Elle était très prospère, on tenait des usines, des commerces […] C’était une ville historique aussi. Il y a des églises, des vieux marchés, mais tout ça a été détruit par les armées de Bachar el-Assad".

"J'ai préparé un pistolet pour nous tuer ma femme et moi"

Interrogé par les journalistes de "La Nouvelle Édition", un habitant de la ville d'Alep a livré un témoignage glaçant : "Ça ressemble au jugement dernier. J'ai vu des corps joncher les rues, les gens errent hagards. Ils se questionnent sur leur sort : 'Est-ce qu'on va nous massacrer ?' Je suis avec ma femme enceinte de 2 mois. Il y a un an j'ai déjà perdu un enfant d'un mois et demi dans un bombardement. On m'a toujours appelé Gandhi parce que j'ai toujours été pacifiste. Mais pour la première fois depuis 21 ans, j'ai préparé un pistolet pour nous tuer ma femme et moi et éviter ainsi qu'ils la violent sous mes yeux," a-t-il révélé avec émotion. 

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