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Jungle de Calais : Le témoignage choc d’un jeune Afghan de 15 ans (vidéo)

Jungle de Calais : Le témoignage choc d’un jeune Afghan de 15 ans (vidéo)

Démantelée ces derniers jours, la Jungle de Calais a compté jusqu’à 10 000 réfugiés dont 10% de mineurs. L’un d’entre eux, Muhammad, 15 ans, a raconté son histoire à "13h15 le samedi", le magazine qui suit le JT de 13h de France 2. Une séquence que nous vous proposons de retrouver sur notre site Non Stop Zapping.

 

C’est lundi qu’a débuté le démantèlement de la fameuse Jungle de Calais. Entre 6 000 et 8 000 réfugiés ont, depuis, été évacués et placés dans des centres d’accueil un peu partout en France. Malheureusement, tout ne s’est pas toujours très bien passé, certains affrontements ayant eu lieu entre forces de l’ordre et migrants, notamment à la veille du début des opérations. Suivi par les chaînes de télévision du monde entier, ce démantèlement a également permis aux téléspectateurs de réaliser dans quelles conditions les migrants arrivaient et vivaient à Calais.

"Sur le chemin, il y avait la vie et la mort"

Parmi ces migrants, 10% sont des mineurs, souvent arrivés seuls dans la Jungle. C’est le cas de Muhammad, un jeune afghan de 15 ans, qui a accepté de raconter son histoire à 13h15 le samedi, le magazine qui suit le JT de 13h de France 2. Aîné de sa famille, c’est son père qui lui a donné pour mission de rejoindre l’Angleterre après avoir rassemblé ses économies. Pour cela, il a dû traverser sept pays en se cachant notamment sous un camion : "Quand j’en suis descendu, je me suis dit que j’avais frôlé la mort" raconte-t-il, "parce que j’étais caché sur une planche glissée sous le camion. A n’importe quel moment elle pouvait casser et je serais tombé sur l’autoroute. Si je tombais, vu que les voitures roulaient à 130km/h, elles m’auraient écrasé. Mon cadavre n’aurait pas été identifiable". Loin de sa famille et de son pays, Muhammad parvient toutefois encore à sourire : "Cette expérience, c’est à la fois passionnant et très risqué. On a ri, on a pleuré… Sur le chemin il y avait la vie et la mort. Mais dès que quelqu’un nous aidait, j’étais heureux. Je m’attachais à la vie".

Par Benjamin S.

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