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Gilets jaunes : BFM TV refuse de se laisser intimider (vidéo)

Gilets jaunes : BFM TV refuse de se laisser intimider (vidéo)

Invitée de "C l'hebdo" ce samedi 19 janvier sur France 5, la directrice de la rédaction de BFM TV, Céline Pigalle, a expliqué qu'elle ne comptait pas arrêter d'envoyer des journalistes sur le terrain lors des manifestations des Gilets jaunes. Une séquence à retrouver sur Non Stop Zapping.

Depuis mi-novembre que le mouvement de contestation des Gilets jaunes a démarré, de nombreux débordements ont été notés. Les forces de l'ordre, les commerçants, les civiles, mais aussi les journalistes ont été touchés par ces rassemblements parfois violents. Parmi les médias touchés, BFM TV figure aux premières loges. Connue sous le pseudonyme de "Marie s'infiltre", une jeune humoriste s'est amusée de cette haine d'une majorité de Gilets jaunes dans une vidéo qui a fait le buzz. Ce samedi 19 janvier, Céline Pigalle, directrice de la rédaction de la fameuse chaîne d'informations en continu était l'invitée de "C l'hebdo" sur France 5. "On le voit sur ces images c'est carrément une traque des journalistes, il les suit, il les filme et les insulte aussi. En tant que directrice de la rédaction est-ce que vous vous êtes posé la question à un moment de ne plus envoyer vos journalistes sur ces événements ?", demande la journaliste à Céline Pigalle, qui s'est empressée d'expliquer pourquoi elle refusait de se laisser intimider.

"Ce serait utilisé pour dire (…) 'On nous cache des choses !'"

Sur le plateau de l'émission, la directrice de la rédaction de BFM TV affirme : "Je me suis très clairement posé la question de respecter le choix de chacun, d'y aller ou pas, ça, c'est absolument nécessaire. C’est-à-dire qu'on ne peut plus demander à des gens qui ne souhaitent plus y aller de le faire, de couvrir ces évènements. Ces reporters ont été un certain nombre à le faire et puis vous savez il y a eu une action de la société des journalistes qui, un lundi matin a dit : 'on pose la caméra sur ces événements', on ne va pas sur les ronds-points aujourd'hui." Résolue à continuer à faire valoir la profession journalistique, l'intervenante explique : "Après, non je ne souhaite pas qu'on arrête radicalement de couvrir ces événements, pour une raison simple, c'est que si on le faisait, ce serait aussi utilisé par les Gilets jaunes pour dire : 'vous voyez ? On nous cache des choses !'". "Par ailleurs on laisserait le faire seulement ceux qui sont les acteurs finalement de ce qui se joue sur le terrain, c’est-à-dire potentiellement les policiers d'un côté qui filmeraient et puis les Gilets jaunes eux-mêmes qui filmeraient. Au fond on aurait que des acteurs et plus aucun observateur", conclut Céline Pigalle, décidée à revendiquer l'intérêt d'un réel traitement médiatique.

Par Nina Siahpoush

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