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Gay Pride : En Turquie, la police tire des balles en caoutchouc sur les manifestants (vidéo)

Gay Pride : En Turquie, la police tire des balles en caoutchouc sur les manifestants (vidéo)

Ce dimanche 25 juin, la tension était à son comble en Turquie. Malgré l’interdiction de la "Marche des Fiertés" LGBT émise par le gouvernement,les organisateurs ont décidé de maintenir le défilé sur la place Taksim. Une opposition à la décision du gouvernement que la police locale n’a pas accepté, usant de balles en caoutchouc pour disperser la foule. Plus d’informations sur Non Stop Zapping.

De petits groupes se sont rassemblés sur la place Taksim, ce dimanche 25 juin, pour une "Marche de Fierté" LGBT malgré l’interdiction de "l’Istanbul Pride". Après des menaces de groupes conservateurs musulmans et d’extrême droite, les autorités avaient annoncé la veille du rassemblement l’interdiction de la "Gay Pride". Le régime dit avoir voulu "préserver l’ordre public et la sécurité des touristes". Les organisateurs avaient auparavant affirmé leur détermination à maintenir la manifestation, interdite pour la troisième année consécutive : "nous n’avons pas peur, nous sommes là, nous ne changerons pas. Vous avez peur, vous changerez et vous vous y habituerez". 

Les policiers ont tiré sur la foule

Ce dimanche 25 juin, le gouvernement a réquisitionné en nombre la police Turque pour cette "Gay Pride" stambouliote, sur la place Taksim on recensait plus de policiers que de manifestants. Dès le début du rassemblement, vers 17h00, les militants LGBT se sont rapidement retrouvés encerclés par des effectifs policiers impressionnants. Après de violentes altercations, la police turque a usé de balles en caoutchouc pour disperser la foule. Elle a dirigé ses tirs sur une quarantaine de manifestants. Plusieurs blessés ont été signalés, et la "Gay Pride" a pris fin plus rapidement que prévu. L’homosexualité n’est pas pénalement réprimée, mais l’homophobie reste largement répandue dans le pays suite à la politique conservatrice islamique du président Recep Tayyip Erdogan.

Par Elisa Huet

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