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Football : Le témoignage choc d'un supporter fasciste italien qui assume les "cris de singe" (vidéo)

Football : Le témoignage choc d'un supporter fasciste italien qui assume les "cris de singe" (vidéo)

Ce sont des images qui font froid dans le dos. Dans son reportage "Je ne suis pas un singe", diffusé dimanche 6 janvier sur Canal Plus, Olivier Dacourt a rencontré un supporter italien qui assume sans vergogne son racisme à l'égard des joueurs de football noirs. Une séquence à retrouver sur Non Stop Zapping.

Mario Balotelli, Ousmane Dembélé, Paul Pogba, Blaise Matuidi ou encore Samuel Eto'o en ont fait les frais à plusieurs reprises. Sous les yeux de milliers de téléspectateurs et d'un stade plein à craquer. Comme beaucoup d'autres footballeurs noirs, ils ont été pris à parti par des supporters racistes qui n'ont rien trouvé de mieux à faire que d'imiter le cri d'un singe à chacune de leur apparition sur le gazon. En Italie, ce fléau est malheureusement monnaie courante. Une réalité aussi effrayante que difficile à concevoir, contre laquelle les mesures ont bien du mal à se mettre en place. Dans son documentaire baptisé "Je ne suis pas un singe" et diffusé dimanche 6 janvier sur Canal Plus, Olivier Dacourt a ainsi tenu à dénoncer le racisme dans le monde du ballon rond.

"C'est pour perturber le joueur"

Pour ce faire, l'ex-footballeur a rencontré plusieurs joueurs à l'instar de Samuel Umtiti ou Mario Balotelli. Et pour tenter de comprendre l'infâme, Olivier Dacourt s'est même rendu chez un supporter du Hellas Vérone. Un Italien résolument fasciste. Dès les premiers instants de l'entretien, la est à son paroxysme alors que l'homme, prénommé Alessandro, hésite quelques secondes à répondre "non" à la question d'Olivier Dacourt : "je suis noir, j'aimerais savoir si ça ne te dérange pas ?" La suite est encore plus hallucinante. Au fil de l'entretien, Alessandro se détend et adopte une posture décomplexée. Pas de problème pour lui quand vient le moment de parler des cris de singe dans les stades, au contraire : il persiste et signe. "C'est pour perturber le joueur" assure-t-il, avant de déraper dans l'horreur : "C'est parce que le joueur est noir que ça nous encourage à le faire (…) C'est comme ça depuis la nuit des temps, la couleur, le singe est foncé, il grimpe aux arbres (…) Alors on le répète, on l'associe à cette chose-là." Un constat alarmant et un discours décomplexé qui semble, encore en 2019, se tenir dans l'impunité la plus totale.

Par Sarah Errimi

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