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Envoyé Spécial : Le récit glaçant d’anciens journalistes de Daesh sur leur quotidien (Vidéo)

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Envoyé Spécial : Le récit glaçant d’anciens journalistes de Daesh sur leur quotidien
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Envoyé Spécial : Le récit glaçant d’anciens journalistes de Daesh sur leur quotidien
Daesh considère d'une grande valeur les journalistes
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Daesh considère d'une grande valeur les journalistes
Daesh utilise les journaliste pour mettre en place sa propagande
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Daesh utilise les journaliste pour mettre en place sa propagande
D'anciens journalistes de Daesh ont témoigné pour Envoyé Spécial
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D'anciens journalistes de Daesh ont témoigné pour Envoyé Spécial
D'anciens journalistes de Daesh ont témoigné pour Envoyé Spécial
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D'anciens journalistes de Daesh ont témoigné pour Envoyé Spécial

Jeudi soir, l’émission "Envoyé Spécial" diffusé sur "France 2" un documentaire exceptionnel, intitulé "Soldats de l’image", dans lequel plusieurs anciens journalistes de l’Etat Islamique témoignent de leur quotidien au sein de l’organisation. Et leur récit fait froid dans le dos. Une séquence que nous proposons de retrouver sur notre site Non Stop Zapping.

Pour l’Etat Islamique, la propagande est l’un des piliers central de l’organisation. Et pour faire passer un maximum d’images chocs comme la dernière vidéo mettant en scène des enfants, Daesh recrute ou oblige plutôt les journalistes qu’ils croisent sur leur route à intégrer leurs équipes. Jeudi soir, "Envoyé Spécial" a d’ailleurs consacré un reportage, intitulé "Soldats de l’image", dans lequel d’anciens reporters de Daesh témoignent de leur quotidien. Ainsi, on apprend que l’Etat Islamique est en recherche permanente de journalistes. "Les personnes qui savaient tenir une caméra et d’ailleurs tous les journalistes avaient une très grande valeur pour l’Etat Islamique. Ils n’en n’ont pas suffisamment alors ils ont insisté plusieurs fois afin de nous recruter. Ils voulaient qu’on fasse partie de leurs troupes et qu’on devienne tous des Islamiques", explique Abou Ahmed un journaliste syrien.

"J’ai dû filmer quelqu’un qui coupait des mains"

Puis, un homme raconte son quotidien : "On ne peut pas ne pas filmer, c’est impossible. C’est mon boulot de faire ça. Ce qui m’a marqué le plus c’est de filmer les exécutions. Il y a aussi eu un jour où il y avait cette femme qui avait commis un adultère et qui s’était repentie…c’est pas facile de filmer une femme qui se fait lapider". Un autre journaliste décrit même des scènes insoutenables : "J’ai dû filmer quelqu’un qui coupait des mains. Par exemple quand on attrapait un fumeur, on lui coupait tout d’abord les deux doigts qui tiennent la cigarette, puis si on le revoyait fumer on lui coupait la main. Une fois, j’ai vu un monsieur qui marchait avec un pantalon de pyjama, je filmais d’un toit, ils lui ont demandé pourquoi il était habillé comme ça en lui disant que c’était interdit. Deux militants de Daesh se sont rapprochés de lui. Ils l’ont frappé et et lui ont donné un coup de couteau dans la jambe. Il est tombé, puis ils l’ont attrapé par le coup et lui ont tranché la gorge". 

Par Nicolas Cardinale

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