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Daesh : Les techniques des recruteurs en prison dévoilées par un ex-détenu (Vidéo)

Daesh : Les techniques des recruteurs en prison dévoilées par un ex-détenu (Vidéo)

Lundi soir, "France 3" diffusait un reportage baptisé "Des Français face à la radicalisation". Et les journalistes se sont intéressés à un sujet sensible, la radicalisation en prison. Pour cela, ils sont allés à la rencontre d’un ex-détenu qui s’est livré sur les méthodes d’endoctrinement des recruteurs de Daesh. Une vidéo à retrouver sur notre site Non Stop Zapping.

Mohammed Merah, Mehdi Nemmouche, Abdelhamid Abbaoud, Amedy Coulibaly ont Tous un point commun. Une partie de leur radicalisation s’est dérouléE en prison. Et alors que la France s’apprête à se recueillir pour le triste anniversaire des un an des attentats du 13 novembre, "France 3" a diffusé, lundi soir, un documentaire baptisé "Des Français face à la radicalisation". Et après avoir obtenu le témoignage de Farid Benyattou, mentor des frères Kouachi, le reportage s’est intéressé à cette question de la radicalisation en prison. Et pour cela, les journalistes ont interrogé, Hassan, un ex-déténu qui s’est livré sur les méthodes d’endoctrinement des recruteurs de Daesh. "Quand j’ai été incarcéré pour des faits de violence avec arme, au bout d'un mois j’ai acheté un téléphone avec une puce sur lequel des recruteurs m’ont appelé et  cherchaient à venir me voir, à m’aider financièrement, à m’embrigader dans le jihad", a-t-il confié.

"Ce qu’on fait, c’est ce qui est bon pour notre religion"

Et d’ajouter : "Ils essayaient tout simplement qu’une action se passe au sein de la maison d’arrêt ou à l’extérieur lors d’une future sortie. Souvent, les phrases qui revenaient quand ils essayaient de me recruter étaienr : 'Ne t’inquiète pas frère, ce qu’on fait c’est ce qui est bon pour notre religion', 'on est oppressé, ce sont des mécréants, ils veulent nous faire manger du porc…' Enfin, ils essayaient de me monter la tête, de m’endoctriner dans une soi-disant guerre sainte qui est totalement fausse. Quand on a vu qu’ils commençaient à être sérieux, de nous envoyer des armes, de donner un numéro d’une personne proche de nous à l’extérieur pour aller la voir, je les ai envoyé balader et leur ai dit d’aller se faire exploser eux." 

Par Nicolas D

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