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Crise des migrants - Michel Sardou : "On peut les accueillir mais pas les garder"

Crise des migrants - Michel Sardou : "On peut les accueillir mais pas les garder"

Michel Sardou était ce vendredi 18 septembre, l'invité de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV et RFM. L'occasion pour le chanteur et comédien de donner son avis sur l'accueil des réfugiés en France et la nécessité d'une intervention terrestre pour lutter contre Daesh.

Le samedi 12 septembre, Muriel Robin était invitée dans l'émission Thé ou Café. La comédienne s'était alors exprimée sur le sujet de l'accueil des migrants :"Il y a un moment, il y a quelque chose qui vous tape le cœur et qui fait que le mot insupportable prend vraiment son vrai sens. Moi je suis très très troublée (…) de continuer à vivre dans mon confort et je pense toujours que je ne fais pas assez pour les autres, que je ne donne pas assez. [...] On le fait aussi pour soi, pour ne pas avoir honte. On est concerné, on ne peut pas voir des choses comme ça et ne rien faire (...) J’allais faire un chèque puis y’a un mouvement qui s’est lancé et je me suis mis dedans (…) Je l’ai fait car j’avais envie, c’était spontané" déclarait-elle ainsi.

"Bien sûr qu'il faut les accueillir mais on ne peut pas les garder"

Ce vendredi 18 septembre, c'est Michel Sardou qui a été amené à évoquer le sujet au micro de Jean-Jacques Bourdin. Au cours de cette interview, le chanteur et comédien a déclaré qu'il faudrait selon lui envoyer des troupes au sol pour luttre contre Daesh : "Vous savez qu'un sniper est beaucoup plus précis qu'un drone. Un drone envoie un missile, un petit missile. Donc, il tue sa cible oui, mais il tue 50 personnes au tour qui étaient en train de faire la lessive dans la cour. Ce n'est pas une solution les frappes ciblées. Ce qui est important c'est le combat sur terre"

Mais, si Michel Sardou a expliqué qu'il est "favorable à l'accueil des réfugiés", il a tenu à émettre quelques réserves : "Je me dis, ces gens-là, il faut les recevoir, on ne peut pas les laisser dehors. [...] Il faut les recevoir. Bon, mais ce qui se passe c'est qu'en fait j'ai le sentiment - je vais peut-être vous dire une bêtise, mais ça n'engage que moi, les gens pourront dire ce qu'ils veulent après - moi j'ai l'impression que c'est voulu tout ça. J'ai l'impression que ça fait partie d'une stratégie globale, c'est-à-dire que j'ai l'impression qu'on nous étouffe, ils laissent partir les réfugiés, parce qu'entre nous si Daesh ne voulait pas les laisser partir ils n'hésiteraient pas à les massacrer hein ! [...] On les laisse partir, on étouffe bien l'Europe, on éclate l'Europe, parce que la preuve, personne n'est d'accord. Parce que, le pire ennemi de Daesh c'est quand même l'Europe. Si on était vraiment unis, si c'était l'Europe unie, si on mettait chacun une armée, qu'on y mettait les moyens avec un commandement, une unité de commandement, on leur foutrait sur la gueule !" a-t-il ainsi lâché avant d'ajouter un peu plus tard "Je me dis, bien sûr qu'il faut les acceillir, mais on ne peut pas les garder ! [...] Le problème c'est qu'on va les garder combien de temps ? Avec quoi ? On n'a pas les moyens !"

 

 

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