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Coronavirus : une infectiologue alerte sur la chloroquine (vidéo)

Coronavirus : une infectiologue alerte sur la chloroquine (vidéo)

Testé dans le cadre d'essais cliniques, la chloroquine fait naître certains espoirs tandis que certains professionnels de santé mettent en garde. Karine Lacombe, infectiologue, a dénoncé ce traitement dans le JT de France 2. Une séquence à découvrir sur Non Stop Zapping.

Les personnes contaminées au coronavirus ne cesse d'augmenter chaque jour dans le monde entier. En France, selon un bilan de ce dimanche 22 mars, plus de 16 000 cas ont été enregistrés et 674 personnes sont décédées à l’hôpital. Trouver un traitement pour soigner les malades est donc devenu une priorité. Un essai clinique européen qui débute ce lundi 23 mars, va permettre de tester quatre traitements contre le Covid-19 où la chloroquine est présente. Au départ, les autorités sanitaires n'envisageaient pas de tester ce médicament antipaludique. C'est de son côté que le directeur de l'institut hospitalo-universitaire Méditerranée Infection, le professeur Didier Raoultson a expérimenté l’hydroxychloroquine, dérivé de la chloroquine, avec de l'azithromicyne. 

"Ce qui se passe à Marseille est absolument scandaleux"

Si les résultats se sont avérés positifs sur les quelques patiens, certains professionnels de santé ont mis en garde en dénonçant la méthode de l'étude. En appel dans le journal de 13h de France 2 ce lundi 23 mars, Karine Lacombe, chef du service des maladies infectieuses à l'hôpital Saint-Antoine à Paris, a dénoncé l'expérimentation. "Je suis absolument écoeurée par ce qui se passe. Sur la base d’un essai qui est absolument contestable sur le plan scientifique (...), on expose les gens à un faux espoir de guérison, pour une maladie dont on sait que dans 80% des cas, au bout de quelques jours, il n’y a plus de virus (..) Ce qui se passe à Marseille est absolument scandaleux", a-t-elle alerté. "Utiliser un médicament, comme ça, hors autorisation de mise sur le marché, en exposant les personnes qui le prennent à des complications, sans avoir vérifié les conditions d’utilisation de base de la chloroquine, je pense que c’est en dehors de toute démarche éthique", a déploré Karine Lacombe.

 

 

 

Par Marie Merlet

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