TV

Coronavirus : Un médecin déplore le non respect des gestes barrières (vidéo)

Coronavirus : Un médecin déplore le non respect des gestes barrières (vidéo)

Ce mercredi 8 juillet, Gilbert Deray, chef du service néphrologie à la Pitié-Salpêtrière, était l'invité de Laurence Ferrari sur le plateau de "Punchline", diffusée sur CNews. Pour lui, la seconde vague pourrait être imminente et il a déploré le non respect des gestes barrières en France.

Après deux mois de confinement, la France a retrouvé un semblant de normalité mais le coronavirus circule toujours et continue de faire de nombreuses victimes. Certains pays ont même décidé de reconfiner leur population tant le virus fait rage. Cela recommence même à se produire en France... Ce lundi 6 juillet, 450 personnes ont été placées en quatorzaine après que des cas de coronavirus aient été détectés dans une école de Lyon. L'ARS Auvergne-Rhône-Alpes a précisé "De ce fait, le protocole sanitaire prévoit un dépistage et des mesures d’isolement pour l’ensemble des effectifs personnels et élèves". Gilbert Deray, chef du service néphrologie à la Pitié-Salpêtrière, était présent sur le plateau de "Punchline" sur CNews, ce mercredi 8 juillet et a fait part de sa crainte d'une deuxième vague tout en déplorant le non respect des gestes barrières depuis la fin du confinement.

"Ma conviction c'est qu'on va l'avoir"

Gilbert Deray a exprimé un constat alarmant : "Je pense que nous devons impérativement faire comme-ci il allait y avoir une deuxième vague. Ma conviction c'est qu'on va l'avoir et je ne sais même pas si elle ne va pas avoir lieu maintenant. Ce que je ne sais pas c'est si elle va être forte ou pas forte. Ce qu'il faut espérer, c'est qu'on va être capable de la contrôler et de ne pas avoir besoin de reconfiner le pays, ce qui est juste impensable. Ce que j'espère, c'est qu'on aura à reconfiner que des petites zones. Dans ce contexte, ce qui m'ennuie beaucoup, c'est que depuis le début du déconfinement, on a omis tous les gestes barrières. On est retombé dans le quotidien comme avant, si ce n'est pire. Il n'y a pas de masque dehors, dans les lieux fermés, on se fait la bise, on fait la fête... Il y a eu la fête de la musique, les élections... Tous les samedis soirs aux Invalides, les jeunes sont en train de danser et je pense que c'est inapproprié quelques soient nos désirs. Comment est-ce qu'on peut avoir dit pendant deux mois qu'on allait changer le monde et la veille du déconfinement, retomber exactement avec la même situation ? On est dans une situation à risque, si on n'y prend pas garde, elle va nous exploser à la figure.". Un constat peu rassurant qu'il est loin d'être le seul à déplorer... 

Par Solène Sab

Réagissez à l'actu people