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Complément d'enquête : Drogue, violences... révélations sur le milieu des cuisines étoilées

Complément d'enquête : Drogue, violences... révélations sur le milieu des cuisines étoilées

Pour sa rentrée, l'émission Complément d'enquête s'est intéressée aux coulisses des cuisines étoilées où règnent violences et consommations de drogue pour faire face à la pression. Plusieurs personnes évoluant ou ayant évolué dans ce milieu témoignent ainsi des harcèlements dont ils ont été victimes ou encore de leur addiction à la drogue.

Ce jeudi 3 septembre, l'émission Complément d'enquête présentée par Nicolas Poincaré faisait sa rentrée sur France 2. Pour cette première de la saison, le programme s'est intéressé aux coulisses des restaurants étoilés français. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que ce qu'on pu découvrir les 1,85 millions de téléspectateurs qui était devant la chaîne en deuxième partie de soirée n'est pas très reluisant. En effet, dans ce reportage intitulé "Violences en cuisine : à couteaux tirés", l'équipe de Complément d'enquête s'est intéressée à la terrible pression qui touche les cuisiniers et ce que cela implique de violences et autres prises de stupéfiants pour tenir le coup.

"Chacun sa drogue en fonction de son grade, en fonction de son salaire"

Un "secret de Polichinelle" est dévoilé dans Complément d'enquête : dans les cuisines, de nombreux employés consomment de la drogue pour tenir le coup. L'équipe de l'émission a ainsi rencontré Cédric, 23 ans. Le jeune homem travaille dans le milieu depuis ses 15 ans, âge auquel il a consommé à fumer du cannabis durant ses heures de travail. "J'étais apprenti, j'avais 15 ans. C'était la première fois que je rentrais dans la vie professionnelle, c'était le premier restaurant" commence-t-il par confier avant d'ajouter "Mon chef fumait en cuisine, c'était pendant les services, avant, après... en permanence. Au bout de trois, quatre mois, mon chef me propose de fumer du cannabis pour faire retomber la pression parce que je n'en pouvais plus." Très vite, le jeune homme ne peut plus se passer de ce "tranquilisant", et il n'est pas le seul.

"Il y a la drogue douce, cannabis, pour les commis, pour les chefs de parties. L'alcool aussi. Chacun sa drogue en fonction de son grade, en fonction de son salaire. Plus t'es gradé, plus t'as d'argent forcément, plus t'as de responsabilités aussi donc plus t'as de pression, et donc plus tu vas essayer de trouver une drogue encore plus dure parce que le cannabis ça ne te suffit plus. Il te faut quelque chose de plus fort encore. [...] J'en ai fait l'expérience dans un restaurant étoilé avec un chef médiatisé : faire des allers-retours au vestiaire, le nez blanc..." raconte Cédric.

"Ca pouvait aller jusqu'à 2 grammes, un budget de 160 euros par jour, minimum"

Ces chefs qui ont recours aux drogues dures pour faire face à la pression, l'équipe de Complément d'enquête en a rencontré un. A cause de sa consommation, véritable addiction, Thierry a failli tout perdre. Pour sauver son couple, il a changé d'établissement, abandonnant les grandes brigades pour un petit restaurant et est allé en cure de désintoxication. Il témoigne lui aussi dans l'émission, le visage flouté.  Il nous raconte ainsi à quoi ressemblait ses journées avant, des confessions qui font froid dans le dos. "Là je serais descendu aux toilettes me faire un petit rail avant de commencer le boulot pour me remettre en forme de la veille parce qu'avec ça comme on dort pas beaucoup, on a besoin d'un petit remontant le matin. [...] Après je redescendais vers 11h, parce que la descente commençait à agir. Après c'était on va dire un petit avant le service, vers midi. Et après je recommençais l'après-midi, après le service." Thierry explique que sa consommation pouvait atteindre les 2 grammes de cocaïne par jour, soit un budget d'environ "160 euros, minimum". Un rythme qu'il a tenu pendant 10 ans.

 

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