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Charlie Hebdo : Farid Benyettou, le mentor des frères Kouachi, livre ses vérités (Vidéo)

Charlie Hebdo : Farid Benyettou, le mentor des frères Kouachi, livre ses vérités  (Vidéo)

Alors que la France s’apprête à se recueillir pour le triste anniversaire des un an des attentats du 13 novembre, "France 3" diffusait en deuxième partie de soirée un document baptisé "Des Français face à la radicalisation". Et dans ce reportage, les journalistes ont obtenu le témoignage de Farid Benyettou, le mentor des terroristes de "Charlie Hebdo", les frères Kouachi. Une vidéo à retrouver sur notre site Non Stop Zapping.

Son nom était apparu dans la presse très rapidement après l’identification des frères Kouachi, responsables de l’attentat de "Charlie Hebdo". Farid Benyettou, l’ancien leader de "la filière des Buttes-Chaumont" et qui a participé activement à la radicalisation des frères Kouachi s’est confié lundi soir dans l’émission "Des Français face à la radicalisation", diffusée sur "France 3". "En début de soirée, je découvre le visage des deux principaux suspects et là c’est l’incompréhension totale. Là, j’étais vraiment confronté à l’horreur, vraiment confronté à la réalité de l’action de ces groupes. Je ne veux surtout pas être mêlé à ça. Je ne cautionne pas du tout ce qu’ils ont fait, je ne veux pas être mêlé à ça. J’ai défendu le jihad, défendu les groupes jihadistes pendant une grande partie de ma vie. Mais voilà pour moi, il y avait une oppression dans le monde qui justifiait le recours à la lutte armée et cette lutte armée elle pouvait viser que les oppresseurs et rien que les oppresseurs."

"Il faut croire au fait que les gens puissent changer"

Puis, Farid Benyettou, qui s’est repenti, a expliqué pourquoi aujourd’hui il s’est engagé dans la lutte contre la radicalisation. "Pou ceux qui vont mettre en doute ma sincérité  dans cette démarche…déjà il faut croire au fait que les gens puissent changer, c’est quelque chose d’important. On a coutume de dire que quand une personne a purgé sa peine, il a payé sa dette à la société. Moi je reste toujours dans cet état d’esprit où je considère qu’il me reste une dette morale. Le fait d’avoir été proche de ces groupes, le fait d’avoir été convaincu par ce discours fait que je ne peux pas rester indifférent. Je sais qu’il va falloir que je prouve cette sincérité à travers des actes, à travers un engagement." 

Par Nicolas D

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