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Charlie Hebdo : Elsa Wolinski raconte comment elle a appris la mort de son père (vidéo)

Charlie Hebdo : Elsa Wolinski raconte comment elle a appris la mort de son père (vidéo)

Un an et demi après l'attentat de Charlie Hebdo dans lequel son père a perdu la vie, Elsa Wolinski revient sur ce tragique moment.

Cela fait maintenant plus d'un an et demi que l'attentat de Charlie Hebdo, premier d'une longue série d'attaques terroristes en France, a eu lieu. Parmi les victimes, Cabu, Charb, Honoré, Tignous, et Wolinski, dessinateurs de l'emblématique journal de satyre. La terreur régnait à Paris les jours qui ont suivi le drame perpétué par les frères Kouachi. Georges Wolinski laisse derrière lui sa fille, Elsa. Hier, la journaliste et écrivaine a accepté de revenir sur ce tragique moment de sa vie sur France 2, dans "Mille et unes vies"

"Comment ça, "mort"? On est à Paris, il est onze heures du matin..."

Elle explique que quand l'attaque a eu lieu, elle était au bureau, et allait écrire un article sur l'actrice et mannequin Joséphine de La Baume qu'elle venait d'interviewer. Puis elle entendit aux informations qu'il y avait des tirs chez Charlie Hebdo. En panique, elle commença à appeler tout le monde: son père, pour commencer. Il ne décrocha pas. Puis sa mère, qui ne répondit pas non plus. Enfin, elle finit par avoir Arnaud, le père de ses enfants au téléphone. "Je vais y aller!", lui a dit-elle. Ce dernier lui a alors formellement interdit. Elsa se rapelle avec émotion avoir regretté longtemps de ne pas y être allée quand même. Elle aurait voulu dire à son père qu'elle était là, et "qu'il ne devait pas mourir". Retenant ses larmes, elle raconte les noms des victimes qui commencent à tomber, à commencer par celui de Charb, collègue de son père. "Comment ça, "mort"?", s'était-elle exclamée, "On est à Paris, il est onze heures du matin"! Personne n'arrivait à y croire, et encore moins elle. Puis la nouvelle est arrivée. La fatidique, celle qu'elle craignait le plus. Arnaud la rappela, et lui dit "C'est fini". La journaliste dit ne pas avoir compris sur le moment. Ou ne pas avoir voulu comprendre. Arnaud continua : "C'est fini, ton père est mort..."

 Aujourd'hui, Elsa apprend à vivre avec, et a même offert au présentateur une culotte avec écrit "Wolinski" dessus. "C'était un projet qu'on avait avec mon père. Il était ravi par l'idée que des femmes aient écrit "Wolinski" sur les fesses.", lui dit-elle en riant. Une anecdote qui nous rappelle le caractère farceur de Georges Wolinski. 

Par M. H

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