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Castaner annonce l'interdiction de deux techniques d'interpellation controversées (Vidéo)

Castaner annonce l'interdiction de deux techniques d'interpellation controversées (Vidéo)

Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a tenu une conférence de presse lundi 8 juin pour annoncer une série de mesures concernant les policiers. Une séquence à revoir sur Non Stop Zapping.

Depuis plusieurs jours, la colère gronde en France. Alors qu'aux Etats-Unis, les manifestations continuent après la mort de George Floyd tué par un policier, la vague d'indignation atteint maintenant le monde entier. En France, les manifestations contre le racisme se multiplient et la famille d'Adama Traoré demande justice. La semaine dernière, le site StreetPress révélait dans une enquête que des groupes Facebook de policiers s'échangeaient des insultes racistes. Dans la foulée, le ministre de l'Intérieur saisissait le parquet de Paris pour demander une enquête. Lundi 8 juin, devant la grogne des manifestations et ces dernières révélations, Christophe Castaner a présenté une série de mesures lors d'une conférence de presse.

L'étranglement sera interdit

"Ces dernières semaines, trop ont failli dans leur devoir républicain", a déclaré le ministre de l'Intérieur. "Des propos racistes ont été proférés. Des discriminations révélées. C'est inacceptable", a jugé Christophe Castaner. Durant cette conférence de presse, le ministre a aussi annoncé l'interdiction pour les forces de l'ordre dorénavant de placer le genou sur le cou d'un individu lorsque ce dernier est plaqué au sol. "La méthode la prise par le cou, dite de l'étranglement sera abandonnée et ne sera plus enseignée dans les écoles de police et de gendarmerie",  a ajouté le premier flic de France.

"C'est une bonne chose car c'est une technique extrêmement dangereuse", a commenté Me Arié Alimi, l'avocat de la famille de Cédric Chouviat sur BFMTV. Ce livreur à scooter est décédé des suites d'une interpellation qui a mal tourné en janvier 2020. Les avocats de la famille ont porté plainte avec constitution de partie civile pour "violences volontaires par personne dépositaire de l'autorité publique ayant entraîné la mort".

Par Mélanie C.

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