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C l'hebdo : Lilian Thuram, ému aux larmes par le documentaire "Décolonisations" (Vidéo)

C l'hebdo : Lilian Thuram, ému aux larmes par le documentaire "Décolonisations" (Vidéo)

Lilian Thuram était l'invité de l'émission "C l'hebdo" ce dimanche 4 octobre pour parler de son livre "La pensée blanche". Devant les images du documentaire "Décolonisations" diffusé mardi sur France 2, il a eu du mal à retenir ses larmes. Une séquence à revoir sur Non Stop Zapping.

Mardi soir, France 2 diffusera une série documentaire événements en deux parties, "Décolonisations, du sang et des larmes". La soirée spéciale animée par Julian Bugier sera suivie d'un débat. Le documentaire raconte l'histoire de France au travers de la colonisation, une période souvent occultée dans les manuels scolaires. "Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale et durant trois décennies, la République s’est acharnée à conserver ses colonies par tous les moyens. Une histoire peu connue faite de sang et de larmes, d’espoirs et de renoncements qui a laissé des traces encore profondes aujourd’hui", peut-on lire sur le site de France.tv. Ce dimanche dans "C l'hebdo", l'historien Pascal Blanchard était venu présenter le documentaire et ses passages marquants.

"Il faut discuter de cette histoire et passer à autre chose"

L'un d'eux porte sur l'école. Plusieurs personnalités expliquent qu'en Afrique à l'école, ils apprenaient les volcans et les cours français, mais jamais ceux de leur pays ou de leur continent. L'école portée aux nues par la propagande ne touche dans les faits que 8% des enfants. De retour sur le plateau de l'émission, Lilian Thuram qui est là pour parler de son dernier livre est prostré. Il a du mal à retenir ses larmes. "Je suis extrêmement ému parce qu'on ne se rend pas compte en fait", explique l'ex-footballeur. "On est honteux de ce qu'on a fait", réplique Jean-Michel Aphatie. Lilian Thuram reste quelques secondes sans voix avant de finalement reprendre. "Non, il ne faut pas être honteux parce que ce sont des choix politiques de l'époque et à l'époque il y a des gens qui dénonçaient ça. Moi je pense qu'il faut être fier au contraire d'en parler, ça veut dire que nous sommes en train de nous guérir", estime-t-il. "Il faut que l'on puisse s'assoir et discuter de cette histoire pour passer à autre chose", conclut l'auteur de "La pensée blanche".

Par Mélanie C.

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