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Bernard de La Villardière : une interview de "Dossier tabou" déclenche une enquête de la police des polices (vidéo)

Bernard de La Villardière : une interview de "Dossier tabou" déclenche une enquête de la police des polices (vidéo)

Diffusée lundi 27 mars, l’émission d’enquête de M6, "Dossier Tabou", a fait beaucoup parler. Jusque dans les locaux de l’Inspection Générale de la Police Nationale. Consacré au cannabis, le magazine est présenté par Bernard de la Villardière. Mais c’est une séquence en particulier qui intéresse la police des polices. Non Stop Zapping vous dit tout.

Décidément, les numéros de "Dossier Tabou" ont des conséquences retentissantes. Aux commandes de ce magazine de société diffusé sur M6 : Bernard de la Villardière. Vivement critiqué après son premier numéro sur l’Islam et sa stigmatisation à l'image de son altercation avec des jeunes de Sevran, le présentateur le plus sulfureux du paysage audiovisuel français était de retour le 27 mars pour un "Dossier Tabou" spécial cannabis. Et là encore, le journaliste n’a pas fait dans la demi-mesure.

Une enquête administrative ouverte après le témoignage surréaliste d’un policier

Pour les besoins de l’enquête, Bernard de La Villardière s’est même fumé un joint pour mettre en pratique les effets de la drogue en pleine conduite. Mais ce n’est pas cette séquence qui intéresse la police des polices ou même le Parquet de Paris. L’Inspection Général de la Police National a ouvert une enquête administrative après la diffusion d’une séquence où un officier de l’OCRTIS (Office Central pour la Répression du trafic illicite) raconte l’incroyable tour de passe-passe imaginé par certains policiers. Le but de cette manœuvre : rendre la drogue saisie aux trafiquants. 
C’est au moment de détruire la drogue, que les policiers en question vont remplacer "le cannabis par des savonnettes conditionnées  en paquet dans des valises de 30 kilos qui sont emmenées à la déchetterie, où c’est détruit ! Mais tout le produit réel des stupéfiants est restitué à l’organisateur du trafic, qui est en fait un informateur" témoigne à visage masqué l’officier. Dans la suite du reportage, on apprend qu’en échange les policiers récupéraient du cash qui servirait à payer les indicateurs. Selon M6 Info, le Parquet de Paris n'a pas voulu commenter une possible ouverture d'enquête de leur service. 

Par Julie Rose

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