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Avortement : Une caméra cachée prouve que la loi n'est pas respectée (vidéo)

Avortement : Une caméra cachée prouve que la loi n'est pas respectée (vidéo)

Dans le JT de 20 heures diffusé sur France 2 ce jeudi 7 mars, une journaliste s'est présentée en caméra cachée chez un médecin pour tenter de prendre rendez-vous pour une IVG. Une séquence à retrouver sur Non Stop Zapping.

Si les femmes peuvent avorter légalement en France depuis 1975, elles rencontrent tout de même encore des difficultés. Véritable calvaire, pratiquer une interruption de grossesse volontaire ne s'avère pas si simple que l'on pourrait le penser. Médecins qui imposent le son et l'image à leurs patientes lors de l'échographie, ou encore accueil froid et jugement moral, certains professionnels de la santé qui pratiquent cette intervention ne sont pas toujours dans la neutralité. Une journaliste de France 2 a mené l'enquête dans le JT du 20 heures ce jeudi 7 mars. En caméra cachée, cette dernière s'est présentée dans un centre médical où il est possible de pratiquer l'IVG. Se présentant au secrétariat de l'hôpital public de Saint-Gaudens, la journaliste indique être enceinte de 9 semaines. Néanmoins, la jeune femme doit essuyer un refus de prendre rendez-vous de la part de la secrétaire, qui explique que "les médecins font comme ils le sentent".

"Je trouve le geste affreux"

Alors que la loi autorise de pratiquer l'IVG jusqu'à 14 semaines d'aménorrhées, certains praticiens en effet n'acceptent pas toutes les patientes. Filmée en caméra cachée, la secrétaire explique pourquoi certains médecins refusent d'avorter certaines femmes : "Tout simplement parce que, après c'est gros. Psychologiquement c'est compliqué. C'est déjà formé et puis voilà, il n'aime pas faire ça. Vous savez la loi… Elle ne vous oblige pas". Interviewé à visage découvert, le gynécologue de la clinique révèle pratiquer des avortements jusqu'à 12 semaines de grossesse. "Ce n'est pas une conviction religieuse, ce n'est pas une conviction éthique, c'est juste parce que je trouve le geste affreux", précise le médecin du centre hospitalier Comminges Pyrénées. Ce gynécologue obstétricien ne fait malheureusement pas partie des rares médecins à refuser de telles interventions puisque de nombreux autres de ses confrères, exerçant dans le public, ne pratiquent également pas d'interruption de grossesse volontaire après 10 semaines d'absence de règles.

Par Nina Siahpoush

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