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Attentats du 13 novembre : La kalachnikov du terroriste s’enraille devant elle, la miraculée de la Casa Nostra témoigne (Vidéo)

Attentats du 13 novembre : La kalachnikov du terroriste s’enraille devant elle, la miraculée de la Casa Nostra témoigne (Vidéo)

Mardi soir, en deuxième partie de soirée, France 2 a diffusé un nouveau numéro de son émission Infrarouge dans lequel cinq rescapés des attentats du 13 novembre ont témoigné. Et parmi eux, Morgann, une jeune fille qui a fait face avec son amie à l’un des terroristes et sa Kalachnikov sur la terrasse du restaurant la Casa Nostra. Une séquence à retrouver sur notre site Non Stop Zapping.

Souvenez-vous, quelques jours après les terribles attentats du 13 novembre, les images de l’attaque du restaurant "Casa Nostra" avait fait le tour du monde. Sur la vidéo de vidéosurveillance, on voit le terroriste s’approcher de deux jeunes femmes qui se cachent sous une table et les pointer avec sa Kalachnikov. Mais contre toute attente, il repart sans tirer. Les deux femmes se lèvent et partent en courant. Et mardi soir dans son émission "Infrarouge", "France 2" a diffusé le témoignage de l’une de ses deux miraculées qui se nomme Morgann. "Le Casa Nostra s’est juste en face de la Bonne Bière, c’est une petite place. Il y a une voiture sombre qui arrive sur la place, une voiture sombre, deux ou trois jeunes hommes en sortent. Il y en a deux qui ont commencé à courir vers nous et on a entendu des bruits, comme des bruits de pétards (…) Là mon ami m’a crié, 'ils sont en train de nous tirer dessus', elle m’a plaquée au sol et serrée contre elle (…) Je me disais, si je me fais vraiment petite il y aura moins de chance que les balles me touchent. Ils étaient deux à tirer simultanément donc ça ne s’arrêtait jamais (…) J’ai vu des gens se faire tirer dans le visage en face sur la terrasse de la Bonne Bière."

"Il a essayé de tirer juste sur nos têtes"

Et d’ajouter : "Je m’étais mes mains devant mes yeux, j’essayais juste de protéger mon visage, je me suis dis que si je les voyais pas, ils me verraient pas. Puis, le tireur le plus proche de nous avait arrêté de tirer et j’ai ouvert les yeux et un peu levé la tête. Et là, à 30 centimètres de moi j’ai vu ses chaussures. C’est la première fois de ma vie que j’ai eu le temps de me dire que j’étais peut-être à deux secondes de la mort. Mais j’étais très calme et presque résignée à mourir. Je remet ma tête dans mes mains car je ne veux pas qu’il voit mon visage. Et deux secondes après, mon amie se lève et me dit : 'cours, il est parti'", a-t-elle expliqué. Deux jours après l’attaque, le patron du bar (La Casa Nostra, NDLR) nous a appelé en nous disant qu’il avait une caméra de vidéosurveillance qui avait pu enregistrer la scène (…) C’est là qu’on a pris conscience qu’on a été visées personnellement. Il a essayé de tirer juste sur nos têtes. On voit que ça marche pas, on ne sait pas vraiment pourquoi puis on le voit fuir. J’ai eu conscience qu’on avait vraiment frôlé la mort." Un témoignage terrible...

Par Nicolas D

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