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Attentat à Sousse : Grégoire un rescapé français témoigne de l'horreur

Attentat à Sousse : Grégoire un rescapé français témoigne de l'horreur

Près de deux semaines après l'attentat de Sousse, BFMTV a recueilli le témoignage de Grégoire, un français de 27 ans, rescapé du massacre. Le jeune homme raconte l'horreur de l'attaque et comment lui et sa petite amie sont parvenus à fuir pour se cacher et échapper aux balles de Seifeddine Rezgui.

Le vendredi 26 juin, la Tunisie était une nouvelle fois secouée par un terrible attentat, un peu plus de trois mois après l'attaque du musée du Bardo. Seifeddine Rezgui un jeune tunisien de 23 ans s'est rendu sur une plage de Sousse et a ouvert le feu sur les vacanciers faisant 38 morts. Une attaque revendiquée par la suite par l'Etat Islamique.

Ce mardi 7 juillet, le chef du gouvernement tunisien a annoncé une mesure importante pour lutter contre le terrorisme dans le pays : la construction d’un mur de 168 km le long de la frontière avec la Libye. Ce mur sera construit de Ras Jedir au nord à Dehiba au sud. L'enquête a révélé que Seifeddine Rezgui s'était rendu en Lybie pour s'entraîner au maniement des armes. "Il s'avère qu'il est allé en Libye de manière illégale. Il a été formé à Sabratha", une ville située à l'ouest de Tripoli, la capitale, a déclaré Rafik Chelly le secrétaire d'État chargé de la sûreté nationale la semaine dernière.

"Je n'avais jamais ressenti la peur"

Ce matin, l'équipe de BFMTV a recueilli en exclusivité le témoignage d'un survivant français de l'attentat de Sousse. Grégoire un jeune homme de 27 ans venait de terminer une partie de volley-ball sur la plage lorsque Seifeddine Rezgui a ouvert le feu.

"J'entends des pétard, enfin j'entends des détonations, je me retourne et je regarde la place qui est juste à côté - qui est la plage de l'hôtel Riu là où vraiment il y a le massacre - et, il n'y a pas trois secondes que les prochaines détonations commencent à partir et là c'est des balles qui sifflent tout de suite dans notre direction. On comprend immédiatement, il n'y a pas besoin de réflexion, tout le monde disparaît à partir de ce moment-là. Je me rappelle regarder les gens se lever et courir pour fuir la plage. J'ai senti clairement des balles passer à ma droite, des balles passer à ma gauche, au-dessus, partout... J'ai l'impression qu'on m'a jeté un seau d'eau à la figure et que je n'ai pas été mouillé." commence-t-il par raconter.

Grégoire qui était en séjour en Tunisie en compagnie de sa petite-amie se met alors à chercher la jeune femme : "J'ai tout de suite pensé à ma copine qui était dans le coin et que j'ai commencé à chercher. [...] Je la trouve tout de suite, ce qui est ma grande chance de cette horreur en fait, c'est de la trouver immédiatement !"

Le couple cherche alors à trouver un abri pour être en sécurité et échapper au massacre. Malheureusement, le premier endroit, "les cuisines du restaurant des plages" où ils trouvent refuge n'est pas suffisamment sûr ce qui les oblige à ressortir. "On ressort, on empreinte un petit chemin pour se cacher vers le premier accès à l'hôtel, qui n'est pas du tout l'accueil principal, qui est une petite entrée. Ca continue à tirer, on  comprend clairement qu'il y a un massacre. Je n'arrivais plus à respirer du tout quoi, comme quand on sort d'une apnée sous l'eau. Je n'avais jamais ressenti la peur."

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