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Attentat de Nice – un an après : l’émouvant témoignage d’une mère qui a perdu son fils (Vidéo)

Attentat de Nice – un an après : l’émouvant témoignage d’une mère qui a perdu son fils (Vidéo)

La chaîne C8 diffusait mercredi soir un reportage consacré à l’enquête sur l’attentat de Nice en juillet 2016. Parmi les personnes interrogées de nombreux témoins et proches de victimes. L’une d’entre elles, qui a perdu son jeune fils, raconte sa nuit d’effroi.

Un an après, l’émotion est encore très vive à Nice et dans l’esprit de nombreux Français. Le 14 juillet dernier, alors qu’ils étaient venus nombreux assister au traditionnel feu d’artifice sur la belle Promenade des Anglais de Nice, 84 personnes ont été fauchées par un terroriste au volant d’un camion lancé à vive allure. L’attaque, commise par un jeune homme radicalisé, a fait plus de trois cents victimes et touché en plein cœur la ville de Nice, et la France, six mois après les attentats meurtriers de Paris, en novembre 2015. Un an après, alors que la France s’apprête à commémorer le premier anniversaire de l’attaque, C8 consacrait un reportage exclusif à l’enquête.Pour réaliser leur reportage, les journalistes de C8 sont allés à la rencontre de témoins de l’attaque. Parmi eux, René, un niçois encore bouleversés par les images de l’attaque.

À Nice, les proches des victimes encore bouleversés

Les équipes de C8 ont également rencontré des familles et des proches de victimes, afin de recueillir leur témoignage. Parmi les plus bouleversants, celui d’Émilie, qui a perdu son fils de neuf ans dans l’attaque. En vacances avec son père à Nice, le jeune garçon a été fauché par le camion. Elle raconte le coup de téléphone de son ex-mari et son désarroi après avoir appris la nouvelle. "À 22h53 précisément mon téléphone sonne et c’est le papa de Romain avec qui il était en vacances, qui m’appelle et qui me dit qu’il s’est passé un drame et qu’il faut que je vienne très rapidement sur la promenade. Et là il me dit que Romain est décédé et qu’il faut que je vienne pour identifier le corps. Alors, je hurle… Enfin non, je ne hurle pas, je m’effondre", se souvient-elle. Arrivée près de la promenade, sous le choc, Émilie perd son chemin et décide de rejoindre le lieu du drame en courant. "Les policiers m’ont intercepté, ils m’ont dit ‘Madame vous ne pouvez pas passer’. Et je leur ai dit ‘si, mon fils est mort, je dois y aller, mon fils est mort", se rappelle-t-elle, encore sous le choc. Emmenée au commissariat, Émilie se souvient de s’être "retrouvée au milieu d’une foule de gens paniqués, de gens pour certains blessés", avant d’appeler ses proches.

Par Alicia Dubreuil

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