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Attentat contre Charlie Hebdo : Un ancien détenu se confie sur la radicalisation de Chérif Kouachi en prison

Attentat contre Charlie Hebdo : Un ancien détenu se confie sur la radicalisation de Chérif Kouachi en prison

De nombreux détenus se radicalisent en prison. Cela a notamment été le cas pour Chérif Kouachi, l'un des auteurs de l'attaque au siège de Charlie Hebdo en janvier dernier. L'équipe de l'émission a rencontré un ancien détenu qui était derrière les barreaux en même temps que le frères de Saïd Kouachi. Ce témoin raconte comment des hommes parviennent à prendre des détenus au piège de la radicalisation dans cette vidéo que nous vous proposons de retrouver sur notre site Non Stop Zapping.

Ce mardi 8 décembre, l'émission Pièces à conviction diffusait une enquête sur  la filière des Buttes-Chaumont, une filière djihadiste envoyant des jeunes en Irak et dont seraient issus les frères Kouachi et Amédy Coulibaly, les responsables des attentats de Charlie Hebdo et de l'Hyper Cacher respectivement. Au cours de  ce reportage, l'équipe de l'émission s'est notamment intéressée à la radicalisation de ces jeunes et a ainsi recueilli le témoignage d'un ancien détenu de la prison de Fleury-Mérogis qui avait été incarcéré en même temps que Chérif Kouachi.

"Après un mois de détention, il a commencé à parler avec d’autres personnes plus radicales dans les discours. Il se levait le matin, descendait en promenade, avait des discussions… et il a un peu tourné mal" a-t-il ainsi raconté avant d'ajouter "Il discutait avec des messieurs qui sont un peu plus dans la religion radicale. Pour eux, c’est la guerre sainte, alors ils veulent former des jeunes. Ce sont des barbus de 45-50 ans qui font tout le temps leur sport. Dès qu’ils ont un moment, ils appellent des jeunes et discutent au fond de la promenade"

"Ce n’était pas pour Allah qu’ils voulaient nous envoyer en galère, dans le feu"

Ce témoin explique qu'il n'est pas tombé dans le piège de la radicalisation en prison et qu'il a compris que"ce n’était pas pour Allah qu’ils voulaient nous envoyer en galère, dans le feu." Mais, la technique de ces hommes pour recruter un maximum est bien rôdée : ""Au début, ils sont très gentils quand ils nous approchent, nous parlent toujours bien… Ils viennent dans notre cellule disant aux surveillants que c’est pour nous donner des livres et voir si on se sent bien… Ils restent parfois cinq, dix ou vingt minutes et mettent le discours en place : les Français, c’est des enfoirés, parce que c’est tous des racistes qui n’aiment pas les Arabes, les musulmans… A la fin, on les croit et on pense s’en sortir avec eux…" a-t-il ainsi déclaré.


Pièces à conviction. Jihadisme : la méthode... par francetvinfo

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