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Ajaccio : Les manifestations interdites après de nouveaux incidents et des dérapages racistes

Ajaccio : Les manifestations interdites après de nouveaux incidents et des dérapages racistes

Le calme n’est toujours pas revenu à Ajaccio. Après l’agression de deux pompiers et d’un policier dans un quartier populaire de la ville, de nombreux manifestants ont fait savoir leur colère et ont décidé de faire justice eux-mêmes. Face aux nouvelles violences qui ont secoué Ajaccio ce samedi 26 décembre, le préfet de Corse a décidé d’interdire les manifestations jusqu’au 4 janvier. Une vidéo que nous vous proposons de retrouver sur notre site Non Stop Zapping.

La Corse n’est pas à la fête pour cette fin d’année 2015 après l’agression dont a été victime deux pompiers et un policier dans la nuit de jeudi à vendredi dernier. Appelés pour éteindre un incendie dans le quartier des jardins de l’Empereur à Ajaccio, les pompiers sont finalement tombés dans un guet-apens et ont été grièvement blessés : "Il faisait sombre. Nous sommes restés dans le camion et notre principale préoccupation était que personne ne puisse monter dedans. D'autant qu'il y avait une femme avec nous sur l'intervention. Je l'ai poussée derrière et j'ai fermement tenu la porte. C'est à ce moment-là que j'ai été blessé", a raconté l’un des pompiers dans les colonnes de Corse-Matin.
L’agression a fortement touché les habitants d’Ajaccio au point que plus de 600 personnes se sont réunis dès le vendredi pour montrer leur soutien aux blessés. Malheureusement le rassemblement est rapidement devenu une expédition punitive. Des centaines de personnes se sont ensuite rendues dans la cité des Jardins de l’Empereur pour retrouver les auteurs de l’agression. Plusieurs manifestants en colère s’en sont alors pris à une salle de prière musulmane et un kebab en saccageant les lieux.

Nouvelles tensions à Ajaccio

Ce samedi 26 décembre, le calme n’était toujours pas revenu à Ajaccio. Dans l’après-midi, entre 100 et 300 personnes encadrées par la police se sont de nouveau rassemblées dans le quartier populaire afin de protester une nouvelle fois, scandant "on est toujours là". Mais rapidement, les manifestants ont forcé le barrage de police avant de se diriger vers d’autres quartiers à problèmes. Selon l’AFP, les portes vitrées de trois halls d’entrées ont été brisées à coup de pierre, une bouteille d’acide a été retrouvée et deux explosions auraient été entendues. Face à ces nouveaux actes de violence, le préfet de Corse, Christophe Mirmand a demandé de cesser les manifestations : "j’ai reçu une délégation pour leur demander de cesser ces mouvements et cette démonstration qui donne une image désastreuse de la Corse", a-t-il fait savoir lors d’un point presse. Après deux jours de tensions et de dérapages racistes, le préfet de Corse a annoncé avoir pris "un arrêté d’interdiction de manifester" dans le quartier des Jardins de l’Empereur jusqu’au 4 janvier.

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