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Affaire Théo – Un policier juge "acceptable" d’appeler un jeune "Bamboula" dans C dans l’Air (Vidéo)

Affaire Théo – Un policier juge "acceptable" d’appeler un jeune "Bamboula" dans C dans l’Air (Vidéo)

Sur le plateau de C dans l’Air ce jeudi 9 février, les invités sont revenus sur l’affaire du jeune Théo, violemment agressé par quatre policiers. L’un d’entre eux, porte-parole du syndicat de police SGP-FO a jugé "acceptable" que des jeunes soient appelés "bamboula" par les forces de l’ordre. Non Stop Zapping vous montre les images.

Ce jeudi 9 février, "la police des polices", l’IGPN, a rendu ses premières conclusions sur l’affaire Théo. Il y a une semaine, le jeune homme de 22 ans subissait une interpellation particulièrement violente dans sa cité d’Aulnay-sous-Bois. Le banal contrôle d’identité a rapidement tourné au drame lorsque les quatre policiers présents s’en sont pris physiquement au jeune Théo. Le jeune homme a écopé de 60 jours d’ITT et souffre d’une très sérieuse lésion au niveau anale. Le jeune Théo et sa famille ont porté plainte. Sur les quatre policiers, trois sont accusés de violences en réunion, le quatrième de viol. Ce matin, l’IGPN a considéré dans ses premières conclusions que l’introduction de la matraque du policier dans l’anus du jeune homme était le résultat d’une "manœuvre accidentelle". Un verdict invraisemblable pour l’avocat de la famille, Me Dupont-Moretti. "Il suffirait aux gens qui se servent d’objets de dire ‘Il n’y avait aucune intention sexuelle, on voulait seulement des violences’ pour qu’il n’y ait plus personne envoyé devant une cour d’assises. C’est une plaisanterie", a-t-il ragé sur LCI.

"Bamboula ça reste encore à peu près convenable"

Sur le plateau de C dans l’Air ce jeudi soir, un reportage présentait une jeune femme déplorant les insultes de la police à l’égard des jeunes de banlieues, affirmant que certains l’appellent "Bamboula". Une affirmation déjà évoquée par le jeune Théo lui-même. De retour en plateau, Caroline Roux interroge Luc Poignant, porte-parole du syndicat Unité police SGP-FO. "Cette jeune fille qui disait ‘On se fait contrôler, on se fait traiter de bamboula’, elle affabule ?". "Mais la version, j’ai la même, assure le policier. Je vais rester poli, mais j’ai la même. Bamboula, d’accord, ça ne doit pas se dire. Mais ça reste encore à peu près convenable". Les propos, choquants, de Luc Poignant, ont rapidement déclenché une vague d’indignation sur les réseaux sociaux. Interrogé par France Info dans la journée, Luc Poignant a présenté des excuses. "Je tentais de démontrer que pour renouer les liens dans ce contexte tendu, il fallait du respect provenant des deux côtés. Mais si quelqu’un a pu se sentir blessé, je lui présente mes excuses les plus plates : ce n’était pas mon but". Pas sûr que ces excuses suffisent.

Par Alicia Dubreuil

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