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Zap politique : Le discours d’Édouard Philippe ne convainc pas la classe politique

Zap politique : Le discours d’Édouard Philippe ne convainc pas la classe politique

Mardi 4 juillet, Édouard Philippe tenait son grand discours de politique générale à l’Assemblée nationale. S’il a largement obtenu la confiance de l’hémicycle, ses propositions n’ont pas convaincu et inquiètent même la classe politique.

C’était le baptême du feu pour Édouard Philippe. Mardi après-midi, le Premier ministre a tenu face à une Assemblée nationale quasiment pleine son premier discours de politique générale. À la tribune, Édouard Philippe a tracé les grandes lignes du quinquennat d’Emmanuel Macron. Hausse de la CSG, réforme du baccalauréat, baisse des charges pour les entreprises … Les propositions ont été nombreuses, les calculs de dépenses moins. C’est l’un des points qui concentrent l’agacement des députés présents. Ils sont nombreux à juger l’intervention du Premier ministre "floue". "Il annonce des objectifs sans expliquer le moins du monde comment il y parviendra", s’étonne Olivier Faure, chef de file des socialiste à l’Assemblée, interrogé par France Info. Même son de cloche du côté de Gérard Larcher, président du Sénat. "J’ai entendu comme tout le monde un certain nombre de promesse, un peu lointaines, un peu vague mais je n’ai pas vu les recettes", s’est il expliqué.

"Mais il faut un peu de flammes !"

Autre point de crispation après le discours d’Edouard Philippe : le délai. Nombreux sont les hommes et les femmes politiques qui s’agace de voir le gouvernement repoussé à 2022 les retombées de leurs réformes. "Quand je regarde avec un peu de distance ce discours de politique général, il y a duperie. Parce qu’il y a beaucoup de promesses électorales qui ont été repoussées à plus tard", dénonce Laurent Wauquiez sue Europe 1. Manque d’approfondissement, manque de chiffres  mais également manque d’enthousiasme pour Stéphane Le Foll. "C’était très concret, très bien, mais il faut un peu de flammes, un peu d’envie !" s’amuse l’ancien ministre de l’Agriculture sur France 2 ce mercredi. Pour Éric Ciotti enfin, s’il reconnaît un discours "qui avait du contenu", le député des Alpes-Maritimes, en désaccord sur les réformes fiscales préfère attendre de prendre un peu de recul sur l’action du gouvernement avant de se prononcer avec fermeté.

Par Alicia Dubreuil

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