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Zap Politique 10 avril - Marine Le Pen polémique sur le Vel' d’Hiv' : le FN persiste, les politiques s’indignent (Vidéo)

Zap Politique 10 avril - Marine Le Pen polémique sur le Vel' d’Hiv' : le FN persiste, les politiques s’indignent (Vidéo)

En déclarant dimanche sur RTL que la France n’était pas responsable de la rafle du Vel’d’Hiv, Marine Le Pen a provoqué une vague d’indignation au sein de la classe politique. Ce lundi matin, les candidats à l’élection présidentielle reviennent sur la polémique tandis que le Front national persiste et signe. Non Stop Zapping fait le point sur les réactions de chacun.

Invitée du Grand Rendez-vous RTL dimanche 9 avril, Marine Le Pen a créé la polémique en ne reconnaissant pas le rôle de la France et de l’État français dans la rafle du Vélodrome d’Hiver, dit du Vél d’Hiv. En 1942, plus de 13 000 juifs parisiens, hommes, femmes et enfants, sont arrêtés par la police française sous l’ordre de l’occupant nazi. Sur ses 13 000 personnes, la majorité a été déportée vers les camps de concentration, en France et en Allemagne. La plupart ne sont jamais revenus. ‘’La France n’est pas responsable du Vel’d’Hiv (…) S’il y a des responsables, c’est ceux qui étaient au pouvoir à l’époque, ce n’est pas la France’’, a déclaré la candidate du Front national. Depuis l’interview de la candidate frontiste, les réactions indignées se multiplient parmi le corps politique français. Sur les matinales télés et radio ce lundi 10 avril, le sujet est systématiquement évoqué.

La classe politique nuancée après la polémique

Nicolas Bay et Florian Philippot, tous deux vice-présidents du FN, persistent et signent. "C’est la position qu’on a toujours tenue, on ne veut évidemment pas engager la responsabilité de la France, ça reviendrait à légitimer le gouvernement de Vichy et son action (…) On considère que la France elle était à Londres", a déclaré Nicolas Bay sur Sud Radio. À l’exception notable de Nicolas Dupont-Aignan qui avoue "ne pas comprendre" la polémique et de Jacques Cheminade pour qui "La France, c’est la France libre", la classe politique est unanime pour condamner les propos de Marine Le Pen. "Oui, la France hélas, c’est des heures noires de notre pays (…) ce sont des policiers français qui y ont participé. Ce n’était pas la République évidemment, mais on peut avoir des mots un petit peu plus subtils" a notamment déclaré Alexis Corbière, porte-parole de Jean-Luc Mélenchon. "La responsabilité de la France est évidente (…) Si on doutait que Marine Le Pen est d’extrême-droite, on ne peut plus en douter" a quant à lui rappelé Benoît Hamon sur RTL. "C’est accablant, indigne" dénonce de son côté Jean Lassalle sur France Info. Tous les extraits sont à retrouver dans la vidéo en haut de l’article.

Par Alicia Dubreuil

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