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Zap Politique 09 février : Cécile Duflot tacle François Fillon, la déprime de Dominique Bussereau (vidéo)

Zap Politique 09 février : Cécile Duflot tacle François Fillon, la déprime de Dominique Bussereau (vidéo)

Cécile Duflot qui descend en flammes François Fillon, Dominique Bussereau qui a bien du mal à cacher sa déprime, Nicolas Dupont-Aignan fervent "dégagiste", Christian Estrosi qui fait la promo de son dernier livre et Pierre Laurent qui tergiverse sur un possible rapprochement entre Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon… Retrouvez le Zap Politique du 9 février sur Non Stop Zapping.

Affaire Fillon toujours. L’exercice de contrition auquel s’est livré le candidat des Républicains dans les colonnes d’Ouest-France pour dire "sa vérité" après s’être déjà excusé le 7 février en conférence de presse, ne convainc visiblement pas Cécile Duflot. Invitée de RTL, la députée de Paris a comparé la situation de l’ancien Premier ministre avec celle d’une ministre suédoise contrainte de démissionner pour avoir été contrôlée au volant de son véhicule avec 0,2 gramme d’alcool dans le sang. "Quelle image on donne de la France ? a lancé l’ancienne patronne d’EELV avant de déclarer qu’elle ne comprenait pas que François Fillon maintienne sa candidature. "Je ne comprends même pas qu’il ait été candidat en sachant ça et en donnant des leçons à la terre entière de probité avec un air très prétentieux."

Sur Public Sénat et Sud Radio, Nicolas Dupont-Aignan a pour sa part surfé sur le "dégagisme" ambiant en estimant que "la première chose à faire est de se débarrasser de ceux qui ont gouverné depuis vingt ans." François Fillon sera-t-il le prochain sur la liste ? Sur Europe 1, Dominique Bussereau n’a pas caché sa déprime : "On était archi favoris et nous sommes troisièmes dans les sondages. Il y a de quoi avoir une petite perte de moral."

Christian Estrosi en service minimum

En tout cas il ne fallait pas compter sur Christian Estrosi pour faire du zèle dans le soutien à François Fillon. Le président du Conseil régional de Provence Alpes Côte d’Azur, qui a soutenu Nicolas Sarkozy pendant la primaire de la droite, a estimé que l’ancien Premier ministre "a reconnu qu’il fallait changer les méthodes, les pratiques", autant de choses qu’il "réclame depuis longtemps." "C’est l’essence même du livre qui paraît aujourd’hui chez Albin Michel", a-t-il conclu dans un exercice assumé d’autopromotion. Au Parti communiste, Pierre Laurent préfère quant à lui se concentrer sur les prochaines échéances électorales. Jean-Luc Mélenchon, qu’il soutient, pourrait-il s’allier à Benoît Hamon ou à d’autres forces de gauche ? Le secrétaire national du PCF a rappelé combien il se réjouissait de l’élimination de Manuel Valls au terme de la primaire de la gauche, mais il n’en fait pas une condition suffisante au rapprochement avec Benoît Hamon. "Il faut d’abord un programme", a rappelé le patron des communistes tout en estimant que faute d’un accord pour la présidentielle, les forces de gauche pourraient toujours s’entendre en vue des élections législatives.

Par Charles Maurice

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