Politique

Tchétchénie : Les propos chocs du président sur les personnes homosexuelles (Vidéo)

Tchétchénie : Les propos chocs du président sur les personnes homosexuelles (Vidéo)

Ramzan Kadyrov, le président de la Tchétchénie est sorti du silence et il s’est exprimé à nos confrères de HBO Sports sur les crimes contre les personnes homosexuelles. Loin de nier, il semble encourager cette haine. Une vidéo que nous vous proposons de retrouver sur le site Non Stop Zapping.

Depuis plusieurs mois, les actes criminels à l’encontre des personnes homosexuelles se multiplient en Tchétchénie. Les autorités nient ces dires, mais les témoignages sont violents. Le 29 mai dernier, la France accueillait son premier réfugié homosexuel et il racontait les horreurs perpétrées dans son pays. Les membres LGBT sont ainsi persécutés, torturés et même tués par leur propre famille. En France, les militants se mobilisent pour que ces actes soient jugés et dénoncés par le monde entier. Au Festival de Cannes 2017, les militants de l’association Act Up avaient ainsi dénoncé les crimes homophobes en Tchétchénie. Ces membres avaient été mis à l’honneur dans le film "120 battements par minute", réalisé par Robin Campillo et Non Stop Zapping vous dévoilait l’émouvante séquence.

"Ils sont le démon"

C’est avec le regard sombre que ces militants mettaient en avant des pancartes où il y avait écrit : "Silence = mort". Quelques semaines après, un concert était organisé et dans l’émission "Touche pas à mon poste", le directeur de l’association "Urgence Tchétchénie" faisait un appel aux dons. Ces crimes sont loin d’être terminés et ce ne sont pas les propos de Ramzan Kadyrov, le président de la Tchétchénie qui vont apaiser les tensions. Cet homme politique a accepté de répondre aux questions d’un journaliste de HBO Sports et il se confie sur la communauté LGBT. "Nous n’avons pas ce genre de personnes ici. Nous n’avons pas de gays et s’il y en a, emportez-les au Canada. Prenez-les loin d’ici pour que nous n’en ayons pas chez nous, pour purifier le sang de notre peuple […] Ils sont le démon. Ils sont à jeter, ce ne sont pas des hommes. Que Dieu les punisse pour ce dont ils nous accusent. Ils en répondront devant le ‘Tout-Puissant’ pour ça", explique-t-il.

Par Emilie Flores

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