Politique

Régionales : Nicolas Sarkozy ne compte pas s’allier avec la Gauche pour battre le FN

Régionales : Nicolas Sarkozy ne compte pas s’allier avec la Gauche pour battre le FN

ZAPPING - Invité sur Europe1, au micro de Jean-Pierre Elkabbach, Nicolas Sarkozy a déclaré que pour battre le FN aux régionales, il comptait ne faire ni alliance avec la gauche ni se retirer.

Ces derniers jours, les sondages font état d’une percée du Front National en vue des élections régionales. Si le PS et les Républicains comprennent que cette hausse après les attentats du 13 novembre, deux solutions leur pend au nez : soit se retirer, soit fusionner les listes. Alors si la plupart des politiques comptent prendre cette décision entre les deux tours, certains pensent qu’il sera trop tard. Sur  le plateau d’I-Télé, Bruce Toussaint demandait à Wallerand de Saint-Just, membre du FN : "Marine Le Pen est donnée largement en tête au premier tour avec 39% d’intention de vote. C’est déjà gagné pour elle ?". A cela, l’homme a répondu avec cynisme : "Ah non ! Certainement pas. Parce qu’il y a le premier tour et il y aura le deuxième tour. Je ne sais pas ce que va faire la Gauche, je ne sais pas ce que va faire Xavier Bertrand… Ces personnes sont capables de tout pour essayer de biaiser le suffrage universel". De son côté, Florian Philippot, député européen FN, met en garde le PS et les Républicains : "Je pense que le respect que l’on doit aux électeurs c’est d’annoncer la couleur avant l’élection, avant le premier tour. S’il y a des votes qui sont inutiles, il faut le dire avant. Parce que, non seulement, ça concerne le Parti Socialiste s’il se retire ou s’il fusionne avec l’UMP mais ça concerne aussi les candidats UMP dans les régions". Pierre de Saintignon, le vice-président de la région Nord-Pas-de-Calais, où Marine Le Pen est candidate à la présidence, ne voit pas cette dernière gagner dans le Nord et la clame haut et fort : "Le Front National passe son temps à attiser les haines, passe son temps à diviser les gens, à monter les uns contre les autres. Oui, c’est un vote citoyen dimanche, il faut ouvrir les yeux. Et c’est un vote de résistance. Parce que notre région ne trouverait aucun profit à l’arrivée de Madame Le Pen à la présidence de la région. Elle n’a aucune réponse pour cette région".

"Je n’ai rien à voir avec le Front National mais je combats la politique des socialistes"

Au micro de Jean-Pierre Elkabbach, sur Europe1, Nicolas Sarkozy a martelé qu’il ne comptait pas appliquer un retrait de liste tout en disant qu’il fallait comprendre la percée du FN: "S’agissant de la question du retrait, nous maintiendrons nos listes partout où nous serons en position de les maintenir. Je combats la politique des socialistes, et par ailleurs, s’il y a la montée du Front National, pourquoi vous posez la question à moi ? Ils sont au pouvoir depuis 4 ans : le chômage explose, l’insécurité n’a jamais été à un tel niveau, les français sont angoissés et ils ont une envie d’envoyer tout balader. On peut les comprendre". Et quand le journaliste lui demande : "Les socialistes sont des républicains, les Républicains sont des républicains. On ne peut pas imaginer une alliance républicaine ?", Nicolas Sarkozy répond fermement : "C’est cela. Pour donner service à Madame Le Pen et qu’il n’y ait, au fond, qu’une seule opposition aux socialistes, le Front National. Je ne rendrai pas ce service. Je n’ai rien à voir avec le Front National mais je combats la politique des socialistes".

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