Politique

Régionales 2015 : Christian Estrosi veut "défendre l'honneur" de son père "insulté" par Jean-Marie Le Pen

Régionales 2015 : Christian Estrosi veut "défendre l'honneur" de son père "insulté" par Jean-Marie Le Pen

Interrogé sur les résultats du premier tour des élections régionales, Jean-Marie Le Pen n'a pas pu s'empêcher de s'attaquer à Christian Estrosi, l'adversaire de sa petite-fille Marion Maréchal-Le Pen en région PACA. L'ancien président d'honneur du Front National s'en est pris au père du maire de Nice. Christian Estrosi a répondu à cette attaque lors d'une conférence de presse qu'il a tenu ce mardi comme vous pouvez le voir dans cette vidéo que nous vous invitons à retrouver sur notre site Non Stop Zapping.

Ce lundi 7 décembre, Jean-Marie Le Pen a accordé une interview à iTélé pour commenter les résultats du premier tour  des élections régionales, très favorables au Front National. Le grand-père de Marion Maréchal-Le Pen a attaqué l'adversaire de cette dernière en région PACA en déclarant : "En 1942, mon père est mort pour la France, je demande à Monsieur Estrosi où était son père à ce moment-là."

Des propos contre lequel le maire de Nice s'est insurgé ce mardi lors d'une conférence de presse qu'il a tenu au Pole Média de la Belle de Mai à Marseille. "Hier, sur le plateau d’I-Télé, Jean-Marie Le Pen a franchi un nouveau pas dans l’ignoble. Comme quoi dans ce genre, il n’est jamais à court de ressources. Il a insinué que mon père, oui mon père, aurait eu durant la Seconde guerre mondiale une attitude douteuse"a-t-il ainsi expliqué.

"Pour moi c'est une saloperie"

Au cours d'un long discours, Christian Estrosi a donc voulu défendre l'honneur de son père décédé en 2010. "Je viens ici devant vous défendre l’honneur de ma famille et de mon père insulté. Je n’accepte pas que le clan Le Pen ose cracher sur sa tombe. Mon père, a refusé d’être embrigadé dans le service du travail obligatoire, refusant ainsi de se soumettre à l’oppression nazie. Il a été arrêté par la Gestapo, emprisonné à Clermont-Ferrand, puis déporté vers ces camps, que Monsieur Le Pen qualifie de détail de l’Histoire. [...] Insulter un père, salir la mémoire d’un mort, s’en prendre à une famille, ce n’est pas de la politique, ce n’est pas de la controverse. Je vais vous le dire comme je le pense, en m’excusant d’utiliser cette expression qui n’est pas habituelle dans mon vocabulaire, mais ça pour moi c’est une saloperie. Et ça hélas c’est le Front national" a-t-il ainsi déclaré.

Tout au long de cette conférence de presse, Christian Estrosi a tenu à rappeler que Marion Maréchal-Le Pen n'avait à aucun moment condamner les propos de Jean-Marie Le Pen. "Marion Maréchal Le Pen, n’a jamais eu un geste, un mot, pour se désolidariser des horreurs proférées par Jean-Marie Le Pen qui est son gourou, son inspirateur et son protecteur. Je sais que comme elle l’a dit, elle revendique son héritage. Et au-delà de la mémoire de mon père que je veux défendre, je veux alerter les habitants de notre Région. Derrière les sourires, il y a l’intolérance"

 

 
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Insulter un père, salir la mémoire d’un mort, s’en prendre à une famille, ce n’est pas de la politique, ce n’est pas de...

Posté par Christian Estrosi sur mardi 8 décembre 2015

 

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