Politique

Rafle du Vel d’hiv : Le témoignage poignant de Francine, survivante de la Shoah (Vidéo)

Rafle du Vel d’hiv : Le témoignage poignant de Francine, survivante de la Shoah (Vidéo)

Ce dimanche 16 juillet, la France commémore les 75 ans de la rafle du Vel d’Hiv durant laquelle près de 13 000 juifs français ont été arrêtés avant d’être déportés. À la tribune, Francine Christophe, une survivante de la Shoah, raconte la déportation de son premier amour, âgé de 10 ans. Non Stop Zapping vous partage ce témoignage poignant.

Il y a 75 ans, alors que la 2e Guerre mondiale bat son plein et que la France a rendu les armes depuis 1941, le pouvoir en place et le pouvoir nazi s’accordent pour arrêter et déporter les juifs de France. Devenu le symbole de la déportation des citoyens français de confession juive, la rafle du Vel d’Hiv a fait prisonniers plus de 13 000 personnes, hommes, femmes et enfants. Dans la nuit du 16 au 17 juillet 1942, les forces de l’ordre françaises, accompagnées de responsables allemands, arrêtent à tour de bras à Paris et dans sa banlieue. Les juifs capturés sont ensuite parqués dans le Vélodrome d’Hiver, dans le XVe arrondissement de Paris, dans des conditions inhumaines. Ils seront ensuite déportés vers des camps, en France et en Europe.

"Vous les avez assassinés ! Et vous en avez ri"

Francine Christophe, survivante de la Shoah, faisait partie de ces enfants arrêtés puis déportés. Avec sa famille, ils ont été emmenés au camp de Drancy, avec des centaines d’autres juifs. À la tribune ce dimanche 16 juillet, alors que la France commémore les 75 ans de la rafle, en présence d’Emmanuel Macron et de Benyamin Netanyahou, Premier ministre israélien, elle raconte l’enfer des camps et la mort de Guy, son premier amour, âgé de 10 ans. C’est aux responsables qu’elle s’adresse. "Est-il vrai que vous l’ayez tué ? Il n’avait que dix ans d’âge, on dit que vous l’avez brulé. Il y a des gens quelle honte pour affirmer dans les camps tout ce qu’on dit, ce qu’on raconte, n’a pas existé vraiment et pourtant, où est Guy Sauvage ?" interroge-t-elle. "Je les ai vu passer quand j’étais à Drancy, les tout petits sacs d’enfants que vous avez assassinés, vous avez étouffé leurs cris (…) petits corps que l’on ligote, jeunes chairs martyrisés, ou sous les talons de vos bottes ou dans les flammes brûlées, et vous en avez ri !" a-t-elle poursuivi.

Par Alicia Dubreuil

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