Politique

Primaire de gauche : Manuel Valls tacle Benoît Hamon (vidéo)

Primaire de gauche : Manuel Valls tacle Benoît Hamon (vidéo)

Ce dimanche 22 janvier, Manuel Valls s’est laissé surprendre par Benoît Hamon, qui s’est imposé au premier tour de la primaire de gauche, avec 36,12 % des voix. Dans son premier discours il a tenu à montrer un visage combatif, en taclant le vainqueur, avec qui la défaite aux présidentielles est "assurée". Non Stop Zapping vous en dit plus.

Manuel Valls, arrivé avec 31,24 % des voix au premier tour de la primaire de gauche, a dû se rendre à l’évidence : rien n’est gagné pour lui, bien au contraire. C’est Benoît Hamon qui, avec 36,12 % des voix a subtilisé la place de favori et renforcé l’idée d’un certain rejet de la gauche qu'incarne Manuel Valls. Si le leader de cette primaire a tenu, dans son premier discours, à délivrer un message d’espoir pour la gauche, et "d’amitié" envers ces concurrents, Manuel Valls a décidé, lui, de prendre une toute autre direction. Les premiers mots de l’ancien chef de gouvernement sous François Hollande, dans son premier discours, a appelé les Français à voter pour lui, s’affirmant comme le choix de la victoire "un choix très clair se présente désormais à nous et à vous: le choix entre la défaite assurée et la victoire possible. Le choix entre des promesses irréalisables et infinançables et une gauche crédible qui assume les responsabilités du pays."

"Le choix entre la défaite assurée et la victoire possible"

Manuel Valls s’attaque ici directement au revenu universel, proposé par Benoît Hamon, mesure qui l’a peut-être fait remporter ces primaires, et met surtout en avant son expérience du pouvoir opposée à celle de Benoît Hamon, encore restreinte. Depuis la Maison de l’Amérique latine, dans le VIIe arrondissement, Valls a enfoncer le clou en exhortant les électeurs de gauche à "accepter ou refuser la défaite annoncée" dimanche 27 janvier, lors du deuxième tour de la primaire. "Accepter ou refuser une gauche qui s'efface pour longtemps, une gauche qui s'efface dans l'opposition, et devient spectatrice. Ça n'est pas seulement l'avenir du PS qui est en jeu, c'est celui d'une gauche fière de gouverner, d'assumer les responsabilités quand c'est difficile, de réformer, et pas de proclamer dans le confort de l'opposition."

L’ex-chef du gouvernement a choisi de se montrer combatif face à une victoire qui n’est pas du tout assurée. Seule Sylvia Pinel (2%) a appelé ses électeurs à voter pour lui, alors que, son opposant le plus farouche, Vincent Peillon (6,82%), n’a encore donné aucune consigne de vote. Arnaud Montebourg (17,69%), le troisième homme de cette élection primaire, a déjà, quant à lui rallié le camp de Benoît Hamon.

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