Politique

Olivier Minne pousse un coup de gueule contre le "media-bashing" (Vidéo)

Olivier Minne pousse un coup de gueule contre le "media-bashing" (Vidéo)

L’animateur sera l’invité de la Mediasphère sur RTL dimanche 19 février. Dans les premiers extraits, diffusés par LCI, Olivier Minne s’inquiète de voir les médias sans cesse dénigrés par les hommes et femmes politiques. Au point de craindre un glissement vers une dictature. Non Stop Zapping vous montre les images.

Depuis de longs mois maintenant, la parole de la presse perd de sa valeur auprès de l’opinion publique. La campagne de Donald Trump aux États-Unis, fondée à grands renforts d’insultes et d’intox sur la presse et de dénigrement l’a largement démontré. Et avant elle la campagne pour le Brexit, notamment fondée sur de fausses informations pourtant dénoncées par la presse, en était déjà les prémices. La France n’est pas davantage épargné par ce phénomène : l’affaire Fillon, révélée par Le Canard Enchaîné il y a deux semaines n’est qu’un "acharnement" de la part des journalistes d’après le candidat lui-même. Même son de cloche du côté de Marine Le Pen, elle aussi mise en cause dans une affaire d’emplois fictifs. Cette défense des hommes et femmes politiques énerve et fait l’objet de nombreuses discussions sur les plateaux télé et dans les studios radios.

"Seule la valeur incarnée par le chef a valeur de vérité"

Le sujet a notamment été évoqué par Eric Dussart et Jade dans leur émission la Médiasphère à suivre sur RTL ce dimanche. Les deux animateurs recevaient Olivier Minne qui s’inquiète de la propagation du "média-bashing" en France. "La presse fait son métier, elle informe, c’est tout", rappelle-t-il. L’animateur de Fort Boyard n’hésite pas à employer des mots très forts en rappelant aux hommes et femmes politiques que leur "bashing" peut faire glisser un pays vers la dictature. "Quand on parle des hommes politiques qui ’bashent’ la presse on oublie souvent, surtout pour les plus jeunes, de penser que c’est souvent comme ça que commence une dictature". Olivier Minne poursuit : "ce n’est pas si étonnant que cela puisque on est en effet dans une période où on glisse dans des tentations dictatoriales (...) Après c’est des grands mots, mais oui, on installe ça et c’est l’idée qu’on donne aux gens que la parole libre de la presse ne vaut plus rien, que seule la parole incarnée par le chef a valeur de vérité, c’est ce qu’on appelle une dictature".

Par Alicia Dubreuil

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