Politique

Nadine Morano perd son investiture pour les régionales

Nadine Morano perd son investiture pour les régionales

ZAPPING - Les Républicains ont retiré à Nadine Morano son investiture en Meurthe-Et-Moselle pour les régionales. Suite à la polémique sur la "race blanche", l’Eurodéputée n’a pas voulu revenir sur ses paroles.

Nadine Morano a été retirée de la liste en Meurthe-et-Moselle pour la région Grand Est. Une issue plutôt inattendue car l’entourage de Nicolas Sarkozy a tout fait pour que l’eurodéputée s’excuse mais sans succès. La députée des Républicains avait déclarée que "La France est un pays de race blanche" sur le plateau de Laurent Ruquier et avait déclenché une énorme polémique. Même si son parti a tout fait pour qu’elle s’excuse ou qu’elle dise qu’elle regrette, Nadine Morano n’a pas changé sa façon de penser. De leur côté, les Républicains lui ont communiqué ce message : "La Commission Nationale des investitures (CNI) a pris acte avec regret du refus de Nadine Morano de revenir sur ses propos comme il le lui avait été demandé à plusieurs reprises". Invité sur le plateau de C à Vous pour faire la promotion son livre "Faire", François Fillon a été amené à répondre à ce sujet. "Moi je trouve que l’on en fait trop dans cette histoire de Nadine Morano. Evidemment, elle a eu tort. La France c’est une nation de citoyens, ce n’est pas une race. Et pour reprendre une formule du Général de Gaulle que l’on peut opposer à celle qu’elle a utilisée. En 1940, de Gaulle disait : "Il y a deux sortes de français. Il y a ceux qui font leur devoir et ceux qui ne le font pas"" explique-t-il d’abord. Il va même jusqu’à dire qu’il trouve le "procès en sorcellerie est excessif". Et quand Anne-Sophie Lapix lui demande s’il trouve son exclusion excessive, il repond : "Dans l’histoire de notre formation politique, et dans d’autres formations, il y a eu des gens qui, à un moment donné, on dérapé dans leur discours et je trouve qu’on donne beaucoup trop d’importance à cette histoire".

« Elle s’en serait pris une bonne, par le Général lui-même »

Interrogé au micro de Jean-Pierre Elkabbach, sur Europe 1, également au sujet de Nadine Morano, le président du parti centriste, Jean-Christophe Lagarde s’est voulu très dur et n’a pas mâché ses mots : "Quand Madame Morano veut lire le Général De Gaulle, je pense qu’elle a bien de la chance qu’il soit décédé  parce que sinon elle s’en serait pris une bonne, par le Général lui-même". Il explique ensuite que "Le Général de Gaulle portait une certaine idée de la France et l’idée de la France ça ne peut pas être celle d’une différenciation des droits, de l’accès à la nationalité en fonction de la race". Pour finir, lorsque le journaliste lui dit que "c’est même choquant d’associer le Général de Gaulle et Nadine Morano", il répond sèchement : "C’est sûr qu’au niveau de la réflexion, on est vraiment pas au même niveau".

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